Le maire a annoncé en fin de soirée un recours dans la cinquième circonscription, sans dévoiler si ses deux autres poulains distancés par la gauche vont, ou non, se retirer pour « faire barrage à l’extrême droite ».
À Nice, la soirée avait commencé, à l’écoute des premiers résultats, par un silence blasé depuis le QG de la coalition maconiste Ensemble, installé dans un bar cossu du centre touristique.
Alors que le camp présidentiel apparaît défait et que le Rassemblement national domine le premier tour maralpin, la trentaine de militants a attendu l’arrivée du maire jusqu’à 23 heures, flanqué des trois candidats niçois.
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Douche froide dans la cinquième circonscription, fief de Christian Estrosi des années durant. Son adjoint Gaël Nofri, qu’il soutenait, n’obtient que 14,3% des suffrages, largement devancé par la ciottiste Christelle d’Intorni (LR-RN), députée sortante réélue dès le premier tour avec 50,1% des voix.
Un recours sera déposé par Ensemble, annonce l’édile, un autre candidat « s’étant présenté à tort », sur ses bulletins, comme étant issu de la majorité présidentielle. Reste à voir si la justice convoquera à Nice-Ouest et dans les vallées une nouvelle élection.
Les deux autres investis par Horizons, Philippe Pradal au nord et Graig Monetti dans le centre, se retrouvent troisièmes (avec 25,3% et 22,8%), derrière ceux du « Nouveau front populaire ». La question de leur désistement pour « faire barrage au Rassemblement national » se pose. D’autant que Christian Estrosi a comparé ce parti aux nazis durant la campagne… Difficile donc de maintenir des candidats au risque de faire gagner Bernard Chaix dans la troisième circonscription (41%), et le grand rival Eric Ciotti dans la première (41%). Dans ces secteurs, un retrait au profit de la socialiste Laure Quignard apparaît toutefois plus évident qu’un autre en faveur de l’Insoumis Olivier Salerno.
Les résultats sont d’autant plus sévères à l’endroit de Christian Estrosi que le maire et ses candidats avaient choisi de faire campagne sur les réalisations municipales.
« Ce soir, j’ai mal à ma France. Le contexte national ne nous était clairement pas favorable » a-t-il fait valoir, tout en condamnant à la fois « le hold-up, la trahison absolue d’Eric Ciotti - un lâche, sans aucune valeur - à l’encontre du parti héritier du général de Gaulle (Les Républicains) dans cet accord uniquement destiné à aller cirer les pompes de Jordan Bardella » mais aussi « la fausse alliance décidée par les partis de gauche ».
« Pour éviter un tsunami national, ne nous résignons pas. La colère légitime des Français doit être entendue. Je vous demande tous de rester mobilisés. Dans un esprit républicain, nous annoncerons dans les heures à venir nos décisions ». Restera-t-il, lundi, des candidats macronistes en route vers le second tour niçois ?



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