Les Niçois voteront pour élire ou réélire leurs députés le 30 juin et le 7 juillet. La capitale de la Riviera comprend trois circonscriptions, la cinquième, la troisième et la première. Les tenants du titre se lancent, comme en 2022, dans la bataille. La plupart de leurs concurrents, notamment à gauche et au RN, sont encore inconnus ce lundi.

Cette élection-ci sera particulièrement scrutée. Dans la première circonscription - le littoral, le Port, le centre-ville - Eric Ciotti sera à nouveau candidat, après avoir été renouvelé à l’Assemblée nationale sans discontinuer depuis 2007. Président des Républicains, son score comptera symboliquement pour l’avenir de la droite. Alors qu’il souhaite engager le combat des élections municipales contre Christian Estrosi en 2026, une défaite serait évidemment pour lui impensable. Son candidat, François Xavier Bellamy, n’a pas atteint le trio de tête dimanche lors des élections européennes au Port et dans la vieille-ville. Mais la forte implantation locale d’Eric Ciotti jouera forcément, à la fin du mois.

À peine élue et déjà, à nouveau, sur le grill. Il y a deux ans, Christelle d’Intorni, avocate, ex-maire de Rimplas, faisait un grand coup en ravissant le fief estrosiste de la cinquième circonscription maralpine, la Plaine du Var et les vallées. Encartée chez LR, proche d’Eric Ciotti, elle devrait profiter de la vague de droite, puisqu’elle s’est consacrée depuis son arrivée au Palais Bourbon à l’élaboration de propositions de lois contre le harcèlement, la délinquance et le trafic de drogue. Elle est aussi bien identifiée dans les communes rurales. Mais en 2022, le Rassemblement national n’avait pas présenté face à elle de candidat sérieux. Il pourrait en être autrement cette fois.

(Très) discret, bosseur, il a misé sur la compétence plus que sur la communication depuis son élection, il y a deux ans. Comptable de profession, maire de Nice entre 2016 et 2017, Philippe Pradal se lancera à nouveau dans la troisième circonscription - le nord-est de la cité, La Trinité, Saint-André-de-la-Roche et Falicon. Dès ce matin, il faisait part de sa perplexité quant à ses chances de réussite. Lesté de l’étiquette macroniste - il est encarté chez Horizons, le parti d’Edouard Philippe - il devra faire face à un étau, l’extrême droite et la gauche radicale, qui ont toutes leurs chances dans ce secteur. Surtout si chaque camp fait l’union de son côté. Il sera soutenu par la majorité municipale, celle de Christian Estrosi, très fortement installée et rompue aux différentes campagnes. Pas négligeable.









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