Le futur tramway T5, reliant le centre de Nice à la vallée des Paillons, intéresse beaucoup. Entre financements et craintes des riverains, la Métropole se veut rassurante, mais le climat politique national et les souvenirs mitigés de la ligne 2 compliquent la donne.
Chantier annoncé comme « décisif » pour l’Est niçois
Synthèse - Imaginez des quartiers saturés, un trafic quotidien parfois au ralenti, et des milliers d’automobilistes épuisés par l’embouteillage permanent. Voilà le décor auquel veut répondre la ligne 5 du tramway. Le tracé partira du futur Palais des Arts, à deux pas de la (nouvelle) Coulée verte, et filera vers L’Ariane, La Trinité et Drap. La promesse, désenclaver l’Est et redessiner l’espace urbain.
7,6 km de tracé, 16 stations, 25 minutes pour relier les terminus. La Métropole annonce un tram toutes les huit minutes, capable de desservir 50.000 habitants et 28.000 emplois. Les projections tablent sur 16.000 voitures en moins chaque jour dans la vallée du Paillon et 2.000 tonnes de CO² évitées par an.
Le calendrier, lui, reste suspendu aux procédures administratives. Le vice-président de la Métropole Nice-Côte d’Azur Gaël Nofri évoque auprès de Nice-Presse ce 1er octobre de premiers travaux possibles dès 2026 par endroits, avec une livraison complète en deux étapes. 2028 pour L’Ariane-Nord, 2030 pour le terminus final.
Financement compliqué par l’Etat ? Sans doute pas, répond la Métropole
La facture annoncée grimpe à 375 millions d’euros. Une somme considérable dont l’essentiel est assumé par la Métropole, l’État se contentant de 18,9 millions et la Région d’environ 400.000 euros. Le Département, lui, n’a débloqué que 100.000 euros, un montant jugé dérisoire par beaucoup.
La question reste sensible. À Nice, le tramway est bien plus qu’un moyen de transport, c’est une transformation du paysage social et urbain. Et certains craignent que cette mutation ne se fasse à leurs dépens. L’expérience du Port avec la ligne 2 reste dans toutes les mémoires. Bruit, nuisances… Une part des habitants redoutent de vivre un scénario similaire avec la T5.
Gaël Nofri rassure, affirmant que cette infrastructure est indispensable pour réduire pollution et saturation routière, tout en rappelant que l’exclusion d’un quartier serait « un échec collectif ». Pour répondre aux inquiétudes sécuritaires, la Métropole promet de renforcer la présence de contrôleurs et d’adapter les gares avec des dispositifs spécifiques.



Bonjour.
Je ne crois que le terminus de la T5 au palais d’expositions soit judicieux .
En effet, arrivés au terminus, les voyageurs qui souhaitent faire une correspondance, certainement la majorité, serons obligés d’embarquer dans les rames de la T1, déjà surchargées, ou dans le 8+.
L’idéal serait de faire le terminus sur les places Garibaldi, ou Masséna, voire la gare Nice ville par Carabacel, Desembrois, et rue Assalit, ou bien en sous sol .
Le terminus a Conte serait souhaitable.…..
Il n’en sera rien , c’est juste électoral .
Si la région, créait un TER Nice Sospel, ce projet serait inutile.
En effet avec une ligne en boucle dans les deux sens pont de l’Ariane, la Trinité, l’Ariane, cette solution ferait économiser un sac de pognon a la métropole…