Un score en baisse mais une « situation financière vraiment très favorable ». L’Institut Montaigne, souvent perçu comme de droite, a rendu un bilan positif ay sujet de la ville de Toulon, malgré quelques « points de vigilance ».
À Nice, les finances de la Ville vont mieux qu’il y a quelques années, bien qu’il y ait des choses à redire (dette, pression fiscale, etc). Nous développons les enseignements à retenir du rapport de l’Institut Montaigne dans cet article consacré à la capitale azuréenne. Mais elle n’est pas la seule à avoir été passée au crible par ce think tank d’inspiration libérale. Sa voisine, Toulon, a aussi le droit à son bilan, à quelques jours des élections municipales.
Quels enseignements faut-il en tirer ? La situation « reste solide et donne des marges de manoeuvre pour la prochaine mandature », peut-on lire. De manière brute, la commune varoise obtient la meilleure note des douze plus grandes cités de France (7,1/10), quand la moyenne est de 5,6. Une belle trajectoire, quoi que moins prometteuse qu’en 2019. Son évaluation était alors de 7,9 sur 10.
« Niveau d’endettement exceptionnellement faible »
Quels sont ses points forts ? Clairement sa capacité de désendettement. D’après les chiffres de 2024, il ne lui faudrait qu’1,4 an pour rembourser l’entièreté de sa dette (280 euros par habitant), si elle mobilise ses marges annuelles. Pour vous donner un ordre d’idée, ce délai passe à 6,2 ans dans les autres aires urbaines (1 097 euros par résident), hors Paris.
Parmi les autres aspects positifs, relevons qu’elle est l’une des rares administrations locales à ne pas avoir augmenté ses taux d’imposition entre 2019 et 2024. Si ses recettes fiscales sont en hausse, c’est uniquement dû aux évolutions engendrées par l’inflation et à la croissance démographique.
Moins d’investissements publics qu’ailleurs
La prudence budgétaire est le maître-mot de la gouvernance toulonnaise, puisqu’entre 2020 et 2024, les dépenses d’équipement s’élevaient à 229 euros par an et par personne, contre 340 euros chez ses consoeurs. Les investissements publics sont ainsi inférieurs à ce qui se pratique dans les principales agglos.
Ces sommes sont davantage concentrées vers les services généraux (29%), l’enseignement (21%), la culture, la jeunesse et le sport (19 %), puis l’aménagement du territoire (13%) et la sécurité (8%). La santé (5%) et les transports (3%) représentent une part plus minime.
Deux points de vigilance ?
Deux éléments sont en revanche à surveiller. La masse salariale pèse pour 63 % des coûts de fonctionnement, ce qui limite la souplesse budgétaire. Néanmoins, elle a diminué depuis 2019 (-3 points) et est proche des autres villes analysées.
Ce qui inquiète surtout, c’est la situation de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Sa capacité de désendettement est déjà tendue (8,6 ans), et cela pourrait se détériorer, avec une projection qui dépasserait 12 ans, le niveau d’alerte, à l’horizon 2027. « Pas un risque immédiat », conclut l’institut, mais une sacrée contrainte pour les futurs élus métropolitains.










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