Municipales 2026. Suite à une enquête de Mediapart, la Métropole assure dans nos colonnes qu’elle ne rembourse au président Christian Estrosi que les sommes avancées pour des rencontres avec des personnalités et des investisseurs, et jamais les dépenses d’habillement, contrairement à ce qui pu mettre le feu aux poudres à Paris. L’opposition écolo estime que la transparence n’est pas tout à fait au rendez-vous pour autant.
En cette période agitée de la campagne des municipales 2026, Mediapart a travaillé sur un sujet qui passionne souvent les électeurs : le montant des dépenses décidées par les politiques. Ainsi, le site d’investigation publiait le 3 décembre son « palmarès des maires qui usent et abusent des frais de représentation ».
Nos confrères précisent qu’il ne s’agit pas d’affaires très risquées pour autant, puisque « les contrôles sont rares, les remboursements exceptionnels et les sanctions inexistantes. »
À Paris, le comportement des élus a fait polémique, avec son lot d’achats de vêtements luxueux, de chocolats hors de prix ou encore de réservations dans des restaurants étoilés. Du côté de la capitale, même parfois rocambolesques, des justificatifs ont été publiés. Mediapart a épinglé d’autres communes ou agglos pour lesquelles le média n’a pas réussi à obtenir de documents.

Les coûts plus de deux fois inférieurs en réalité, selon la Métropole
Parmi les collectivités auscultées par le journal, sur 65 pages, c’est la Métropole Nice Côte d’Azur qui se retrouve en tête de celles qui rembourseraient le plus de frais engagés, avec « 36.950 euros » inscrits pour l’ensemble de l’année 2024. L’enveloppe étant imputée au seul président, Christian Estrosi.
Sollicité par nos soins, son équipe a démenti une part de ces éléments, et en précise d’autres. « Le président n’utilise pas ses frais de représentation pour son habillement. Ce sont exclusivement des repas avec des investisseurs, des personnalités du monde de l’économie, de la culture…» pose-t-elle dans un premier temps.
La Métropole explique que Christian Estrosi est bien rémunéré, par une indemnité, en tant que maire, mais qu’il n’en « perçoit pas » comme patron de l’agglo (le plafond légal étant atteint par le cumul des fonctions), et qu’il ne bénéficie pas « de frais de représentation au titre de la Ville ».
Sur la somme rondelette relevée par nos confrères, « le montant affiché ne correspond pas aux dépenses réelles (que Mediapart notait ne pas avoir pu obtenir. Son texte a été modifié depuis, mais pas son palmarès, NDLR). Comme chaque année, Christian Estrosi rembourse les 2/3 du montant alloué, preuve des remboursements à l’appui. En 2024, il a reversé à la Métropole la part des frais non-utilisés », soit 20.855 euros environ. Comme l’atteste un document officiel transmis à Nice-Presse.
Les Verts réclament « plus de transparence »

Ainsi, « dans le seul cadre de ses rendez-vous institutionnels », l’élu assure avoir engagé 16.000 euros annuels, soit 1330 euros par mois. Enfin, la Métropole estime que le pureplayer a rapproché des poires et des pommes, puisque Nice-Côte d’Azur et ses 51 communes se trouve comparées, par endroits, à des villages.
Réaction, à notre micro, du conseiller métropolitain d’opposition Jean-Christophe Picard (EELV) : « mon sujet, c’est davantage le manque de transparence que les montants eux-mêmes. Nous réclamons chaque année le détail des différentes dépenses effectuées par le président et les élus en restauration, déplacements et séjours. Mais aussi un bilan pour chaque fonction, puisque, par exemple, Christian Estrosi est président de la Métropole, maire de Nice et président-délégué de la Région Sud ».
« Aujourd’hui, il nous est impossible de contrôler l’utilisation de l’argent public ; c’est pourtant un droit qui figure à l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen !»
De son côté, sur un dossier distinct, le député ciottiste Bernard Chaix (UDR) a saisi la justice administrative (tout comme l’association Transparence citoyenne) histoire d’obtenir le détail des notes de frais communales. Une décision est attendue avant la fin d’année, mais la procédure pourrait devoir être portée par l’opposition devant le Conseil d’État. Sans doute après l’élection municipale de mars prochain, donc.







C’est rien cela. J’ai vu un qui était Président de ‘Métropole’, adjoint de la Région, Maire, Ambassadeur aux Drapeaux, Douanier au Port, Chef de Police, Homme d’affaires, Préfet à La Petite Maison, Doué à la Roulette à Monte Carlo. Son truc c’était la roulette, il ne jouait pas au 6, au 13, il disait que cela n’était pas fortuné, après on a vu qui jouait au 6, au 13 à sa place. Les procurations pour la roulette, c’est dans ces affaires de compter des sous.