Dans Menton-Presse, Virginie Simoncini, adjointe chargée de l’événementiel, des festivités et des animations, détaille sa feuille de route pour réveiller la ville. « Toujours dans l’esprit de ses traditions. »
Menton-Presse : Quelles sont les nouveautés pour cet été ?
Virginie Simoncini : Nous faisons le choix d’un été populaire et festif. Nous voulons vraiment ancrer notre identité à travers les fêtes patronales. La Saint-Pierre, donnera le ton. Jusqu’ici, elle se tenait surtout le dimanche, avec la bénédiction en mer, la procession, la messe et la soupe au pistou. Là, nous voulons en faire le vrai « événement d’ouverture » de la saison estivale, sur deux jours.
Que peut-on déjà annoncer ?
Il se tiendra le week-end des 4 et 5 juillet. Nous voulons que ce rassemblement soit un rendez-vous pour tous, entre tradition, identité mentonnaise et esprit populaire. Le samedi, il y aura notamment une water party, avec des bouées, pour les jeunes et les adolescents, suivie le soir d’une grosse scène pour les jeunes, sur l’esplanade des Sablettes et le quai Eugénie. Nous aurons un DJ permanent du Tomorrowland Winter. Le dress code sera blanc et bleu ciel, les couleurs de notre ville.
Le fil conducteur, c’est donc de repartir de l’identité mentonnaise ?
Absolument. On retrouvera la traditionnelle soirée des Bazaï, le 17 juillet, avec une scène sur l’esplanade du Bastion. Et en clôture, fin septembre, nous voulons redonner toute sa place à la Saint-Michel. C’est le temps de la descente des troupeaux, des alpages, du terroir. L’idée est d’en faire un événement incontournable, en valorisant les produits locaux et les producteurs de l’agglo, la CARF. Je pense au Conservatoire de la châtaigne de Tende, aux fermes du territoire et bien sûr à l’IGP Citron.

Quels seront les autres temps forts de la saison ?
Le 14 juillet sera une journée dédiée à la commémoration, puis à la fête. Le soir, nous fermerons le bord de mer, du Bastion jusqu’à Élisée Reclus, pour le rendre piéton. Il y aura des scènes, des groupes en déambulation, plusieurs podiums, puis l’apothéose avec le feu d’artifice et le bal des pompiers sur l’esplanade du Bastion.
Cette logique, nous voulons la prolonger tout l’été. Une fois par semaine, en soirée, nous refermerons le bord de mer. Le 15 août, il y aura là encore une grosse scène aux Sablettes, un spectacle son et lumière et un DJ de renom. Nous voulons faire rayonner le territoire et permettre aux Mentonnais comme aux visiteurs de se réapproprier l’espace public.
Les plages privées aimeraient aussi recréer de l’animation. Allez-vous les accompagner en ce sens ?
Dès cette année, nous allons faire tourner un DJ sur les plages, une fois par semaine. Il faut créer du lien entre les Sablettes et le Rondelli. Aujourd’hui, il manque un peu de continuité.
Les jeunes sont-ils une cible prioritaire ?
J’aimerais que les mentalités changent. J’ai moi-même eu des enfants qui ont dû partir à Monaco pour sortir… Nous voulons que les jeunes aient envie de se réapproprier leur ville, à travers les bars, les plages, Garavan, les soirées.

Que préparez-vous pour la Fête de la musique ?
Nous invitons toutes les associations et artistes désireux de jouer dans les rues à se rapprocher de nous. Nous voulons les installer sur les places, dans les quartiers, partout où c’est possible, avec de l’électricité, de l’ombre et de bonnes conditions. J’ai été surprise de voir qu’elle commençait surtout à 17 ou 18 heures. Les restaurateurs et les plagistes ont déjà prévu des groupes le soir. Nous, nous voulons aussi animer la journée. Le 21 juin, c’est le début de l’été. Il faut de la vie dans les rues toute la journée.
Souhaitez-vous créer un deuxième temps fort annuel, en plus de la Fête du Citron ?
Nous avons déjà le Festival de musique, que nous voulons repositionner à l’échelle internationale. Il a été, à une époque, accompagné d’une vraie vie autour de lui. L’ambition est de faire redescendre le festival dans les rues. Cela restera du classique, mais autour de ce style, on peut proposer des choses plus accessibles et plus populaires. Des bandes-sons de Disney, par exemple, peuvent permettre à certains publics de découvrir cet univers. L’objectif est que dès 2027, le festival soit vraiment repositionné au cœur de Menton.
L’événementiel peut-il aider la ville à se réveiller ?
J’y crois, sinon je ne serais pas là. L’événementiel peut être un levier. Ce que j’aime aussi dans ce domaine, c’est fédérer les équipes, mobiliser les « petites mains », construire un projet commun. J’ai passé vingt-trois ans à l’Office de tourisme. Je connais une partie des équipes, j’en ai découvert une autre, et j’ai la chance de m’appuyer sur des professionnels motivés. Si tout le monde se mobilise pour montrer que Menton doit retrouver son faste et son rayonnement d’antan, alors le voile se lèvera.
Justement, le budget de l’Office de tourisme a été réduit. Pourquoi ce choix ?
Il l’a été de 150.000 euros. C’est lié au fait que la taxe de séjour génère un bon revenu pour la commune. L’an dernier, cet excédent avait d’ailleurs été rétrocédé à la Ville afin que l’Office de tourisme, qui est un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial), n’ait pas d’impôt sur les sociétés à payer. On est repartis sur une saison estivale que l’on espère au moins aussi belle que l’année dernière, mais ces 150.000 euros n’ont pas été englobés dans le budget primitif.
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