Pilonné par l'élu de terri­toire qui le qualifie de girouette, de traître et de "capitaine de pédalo", le patron de la "mission Port" garde la confiance du maire.

La sortie, ou le "dérapage" comme certains le quali­fient en mairie, a surpris tout le monde. Le 9 mars dans Nice-​Matin, l'élu référent du coeur histo­rique Philippe Soussi passait Olivier Bettati à la sulfa­teuse : pour lui, hors de question de soutenir un tant soit peu le chef de la concer­tation sur l'avenir du Port Lympia, pour qui il n'a pas de mots assez durs.

Mais qui a voulu tuer Bettati ? D'aucuns ont pu y voir la main du maire. Peu crédible, puisqu'il suffirait de lui retirer cette mission s'il n'était plus en odeur de sainteté, sans créer d'esclandre dans les médias à quelques semaines des législatives. 

L'interview de maître Soussi dans la presse pose en plus un évident problème d'autorité sur la majorité municipale. L'élu de terri­toire désavoue ainsi publi­quement une décision de Christian Estrosi - qui a décidé de la compo­sition de la mission - prenant à témoin l'opinion publique. Sera-​t-​il sanctionné ? La Ville ne commu­nique pas pour le moment.

De son côté, on dit Olivier Bettati "extrê­mement serein". La munici­palité lui maintient sa confiance. Pour l'heure, rien ne change : il rendra son rapport en juin et poursuit d'ici là toutes les réunions prévues avec les acteurs locaux. 

L'intéressé "ne compte pas répondre" aux attaques de Philippe Soussi (qu'il aurait invité pour des échanges, sans obtenir de réponse), une façon de montrer le peu de cas qu'il en fait.

Dans le Port, après quelques vagues, le calme est déjà de retour.

Les relations se réchauffent avec la CCI

La polémique avait éclaté dans nos colonnes. « Eu égard à ce qui a été fait, ou pas fait, je ne vois pas pourquoi on conti­nuerait au Port avec une gestion de la Chambre de commerce et d'industrie. C’est mon sentiment » taclait Olivier Bettati dans cet interview accordé à Nice-​Presse le 5 février dernier.

"Je l’invite à se rapprocher des contrats afin de ne plus dire tout et n’importe quoi sur ce qui a été fait depuis cinquante ans" répondait vertement le président de la CCI deux semaines plus tard.

Fin de l'escalade début mars. Une réunion de travail plus tard, l'un et l'autre affir­maient dans un commu­niqué partager "la même vision" et vouloir "avancer concrè­tement sur des propo­si­tions de réamé­na­gement et d’embellissement".

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