Éric Ciotti a confirmé lundi que les deux autres députés niçois et l’élu européen UDR seraient bien présents sur sa liste municipale. D’autres désignations sont attendues « dans les prochains jours ». Pour l’instant, le RN reste peu visible.
L’état-major ciottiste se dévoile. Ce 29 septembre, le candidat de l’UDR à l’élection municipale présentait à la presse son équipe. Parmi les conseillers et orateurs divers et variés, on retiendra notamment la nomination de Bernard Chaix, amené à assurer la direction de cette campagne.
Fidèle parmi les fidèles, ce chef d’entreprise bien implanté dans les réseaux de l’économie azuréenne est l’élu départemental de Saint-Roch, avant d’être devenu, l’année dernière, le nouveau député de la troisième circonscription. Invité de Nice-Presse Dimanche hier, le 28 septembre, il rappelait qu’il a « présidé l’Office du commerce et de l’artisanat. Beaucoup de chefs d’associations sont déjà à nos côtés. Ils savent que nous voulons redonner un avenir au commerce local. C’est un soutien solide pour Éric Ciotti. »
🔵 Dans Nice-Presse Dimanche, l’homme fort de la campagne d’@eciotti pour les Municipales 2026 revient sur les polémiques locales, l’avenir de la Métropole et les grands axes de la bataille électorale qui s’annonce.#Nice06 @BernardChaix
➡️ https://t.co/i8t4OW7Tnt pic.twitter.com/OPhEiGO4Zf— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) September 28, 2025
Notons aussi le choix de Laurent Castillo parmi les porte-parole. Député européen depuis 2024, l’homme est connu pour ses fonctions universitaires et pour sa direction de l’Institut de la face et du cou (IUFC). Un profil intéressant, dans une ville où les questions de santé ont toute leur importance.
Eric Ciotti a confirmé que les deux députés UDR et le représentant européen seront bien présents sur sa liste municipale… sans confirmer qu’ils seraient en position éligible, ou réellement appelés à devenir des adjoints-clés. Ainsi, il a promis qu’il démissionnerait de son mandat parlementaire en cas d’élection à la mairie en mars prochain, un engagement que les autres personnalités concernées n’ont pas pris ce matin.
D’autres noms « seront dévoilés ces jours prochains », pour ce qui est des « référents thématiques de la campagne » mais aussi pour la future liste. Laquelle sera « composée de Niçois, pour les Niçois. Avec un choix basé sur les compétences, au-delà de l’appartenance des uns et des autres à des partis ou des sensibilités ».
Pas de RN en vue ?
Absence notable du Rassemblement national : ni sur l’estrade, ni même dans la salle ce lundi. « Il n’y a pas de difficulté particulière entre l’UDR et nous » évacue auprès de Nice-Presse Benoît Kandel, le responsable du RN niçois. « L’accord national sera décliné localement. Eric Ciotti est un fin connaisseur de la politique maralpine, il ne peut ignorer le poids électoral du RN, et le rôle que nos électeurs ont joué dans la victoire des trois députés UDR l’été dernier ».
« S’il existe ça et là des inquiétudes, elles seront vite dissipées. Il est important pour bien des Niçois de voir la flamme du parti sur les flyers et les affiches : je n’ai pas de doute sur sa présence » appuie l’ancien premier adjoint. « Depuis six mois, nous travaillons sur des idées concrètes à verser au programme municipal, avec une cinquantaine de militants. Nous remettrons ce document à Eric Ciotti courant octobre ».
Programme le plus abouti pour l’instant
Dans le petit milieu local, il y eut du monde pour douter des intentions du député. Reste qu’il est le premier des candidats à battre campagne en ville, et que son programme est pour l’heure le plus concret qui soit présenté. À la fin de l’été, sa (très) longue « Lettre aux Niçois » égrenait déjà plusieurs axes, comme le doublement de l’heure de stationnement gratuit, un nouveau plan de circulation, des embauches dans la police municipale et la baisse de la taxe foncière.
Depuis, Eric Ciotti a dévoilé plusieurs autres idées dans les colonnes de Nice-Presse, parmi lesquelles un nouveau plan de circulation, un dispositif de soutien aux policiers nationaux ou encore la signature d’un partenariat XXL avec Monaco. Christian Estrosi, déclaré depuis mai 2024, n’a encore rien dit de ce qu’il prévoit de nouveau pour la ville. Pas davantage d’innovations à gauche. La course ne fait, de toute façon, que commencer.



Ou est le RN première force politique sur Nice avec + de 32 % de suffrages aux dernières élections.