Leur toute première conférence de presse ! Ce lundi, écologistes, socialistes et communistes posaient, face aux journalistes niçois, les premiers jalons d’une candidature commune en vue de l’élection municipale. Clarifiant certains points majeurs, entretenant le flou sur d’autres.
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« En 2020, chacun a voulu montrer ses muscles. Trois listes de gauche se sont présentées. Deux ont été éliminées, et les écologistes se sont qualifiés de justesse. En 2026, évitons cela ».
Voici l’entame en forme de promesse, ou d’avertissement, formulée par l’ancien conseiller municipal Patrick Allemand (Parti socialiste) ce 28 avril. Depuis la Place Garibaldi, le PS, les Verts et le PCF organisaient un premier échange avec les médias. Pour dévoiler les grandes lignes d’un futur programme commun, et répondre aux principales questions. Qui ne manquent pas !
« Avec le duel annoncé à droite entre Estrosi (Horizons) et Ciotti (UDR), nous avons une vraie chance. En triangulaire, nous gagnerons » assure-t-il. Avec quels engagements phares, et quelle tête de liste ?
Plusieurs engagements clairs
Élément martelé par l’ensemble des orateurs, « la volonté de rassembler ». Autour des trois partis de la gauche locale traditionnelle, l’idée est « d’ouvrir les réunions et ateliers à la société civile, aux associations et aux syndicalistes » dès les prochains jours. La France Insoumise, engagée à Nice dans le collectif « Viva ! » n’a pas rejoint le tour de table (voir encadré). « Mais notre main reste tendue, et il leur reste bien des occasions de changer d’avis » a garanti Julien Picot, le représentant des communistes.
Qui a pu brosser les priorités d’une mairie qui connaîtrait l’alternance. « Nous aménagerons la ligne 5 du tramway dans les Paillons, et nous déciderons de la gratuité des transports publics Lignes d’Azur ».
Avec quels financements ? « En obtenant de pouvoir réhausser la taxe mobilité, et en augmentant jusqu’au plafond celle de séjour ». Et la foncière ? « Nous regarderons de près l’état des finances niçoises, qui nous inquiètent déjà. Mais l’idée n’est pas d’augmenter les impôts directs sur les citoyens ».
Patrick Allemand : « nous affirmerons, enfin, un réel volontarisme sur la construction des logements sociaux. Estrosi, en dix-sept ans, c’est la simple progression de 10% à 14% pour la part de HLM ! Alors qu’il y a urgence…»
Et si l’union entre le Rassemblement national et le député Eric Ciotti abordait le second tour en position de force, la gauche se retirerait-elle, comme elle l’a toujours fait en d’autres occasions ? « Clairement, non. Quoi qu’il arrive » promet l’Écologiste Sandra Benjamin. « Pour nous, entre l’action de Christian Estrosi ou celle d’Éric Ciotti, cela se vaut ».
Ce qu’il va falloir débroussailler
Sans grande surprise puisque nous n’en sommes qu’aux prémices de la course, on en reste à des incantations sur d’autres thématiques. Sur la sécurité, priorité numéro un des Niçois, « il faudra assurer la même sûreté aux riverains des Moulins ou de l’Ariane qu’à ceux de Cimiez ». Soit. « Ouvrir de nouvelles places en crèches et dans les Ehpad publics, etc ».
Une conférence marquée par des marqueurs roses socialistes, plus que verts écolos, puisqu’il ne fut pas question de pistes cyclables ou d’énergies renouvelables, contrairement à ce que nous aurions pu anticiper.
La brume la plus épaisse concerne la tête de liste. Questionnés, les trois partis n’ont pas détaillé son processus de sélection et son calendrier. Il ne faudra pas tarder. Le sortant, Christian Estrosi, fait déjà ouvertement campagne. Et Eric Ciotti, assure son entourage, est sur le point de lancer la sienne.
(PETIT) TACLE
Toujours se méfier de l’eau qui dort. Timide de prime abord, Julien Picot a pour autant signé un tacle bien senti à l’égard du collectif « Viva ! »: « Je vois qu’ils ont fait circuler un appel, eux aussi, à une union de la gauche. On y retrouve, parmi les 100 paraphes, des militants de Nice, mais aussi d’Antibes, et jusqu’en Normandie… Mais on ne doute pas de leur motivation, évidemment ».










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