Dans sa lettre adressée aux Niçois et dans laquelle il développe une amorce de programme, Éric Ciotti (UDR), candidat aux prochaines municipales, s’attaque frontalement à son rival, le maire sortant Christian Estrosi (Horizons). Morceaux choisis.

Délinquance, fiscalité, culture, famille, sports, mobilité… Mercredi 27 août, Éric Ciotti s’est officiellement lancé dans la grande bagarre électorale des municipales 2026. Ce n’était plus vraiment un secret, mais il a bel et bien officialisé les choses, en développant ses idées et arguments au travers d’une assez longue lettre publique. Nous évoquions les grandes lignes de ses idées concrètes dans cet article.

Mais le patron de l’Union des droites pour la République (UDR) multiplie également les piques à l’encontre de son « meilleur ennemi », celui à qui il sera pour la première fois confronté, lors du scrutin des 15 et 22 mars 2026. Un affrontement qui s’annonce explosif.

Une « politique bling-bling » de Christian Estrosi ?

Dans le courrier, l’ex-président des Républicains, aujourd’hui rallié au RN, s’engage par exemple dès les premières lignes à rompre « avec la politique tapageuse et dépensière de ces dernières années. » Il dépeint une commune « toujours aussi belle », mais abîmée par le camp Estrosi qui l’aurait « rendue moins authentique, moins fraternelle, moins fidèle à elle-même et surtout moins sûre. »

Il dénonce « une vie quotidienne devenue plus difficile », lie tout ça à l’insécurité, à la pression fiscale, à la crise du logement ou encore aux embouteillages.

Pour le député maralpin, « la municipalité s’enferme dans une politique « bling-bling » au rythme de projets et d’évènements élitistes et coûteux, souvent mal calibrés et inutiles. »

Éric Ciotti estime qu’elle « s’éloigne » des habitants, avant de s’attaquer nommément à Christian Estrosi.

Ce dernier se serait « coupé des citoyens par une poignée de flatteurs qui le confortent dans ses choix et le rendent hermétique à toutes les critiques. Le maire sortant a engagé notre ville dans un cycle insensé de folles destructions. »

« Polémiques »

Le chef de l’UDR met ensuite en avant le destin d’Acropolis, du Théâtre de Bayard, de la Cinémathèque et du bowling pour justifier ses propos. De l’autre côté, il regrette le manque de « crèches », « d’équipements sportifs de qualité », des écoles insuffisamment « rénovées ».

Alors pour Éric Ciotti, les Niçois « ne pourraient supporter un quatrième mandat aussi ruineux, marqué par des polémiques qui ont terni l’image de notre ville. » Lors des élections, il espère ainsi battre dans les urnes « le démolisseur le plus coûteux de France » dont il tire le « triste bilan » et qui s’est d’après lui « détourné du bon sens ».

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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