Municipales 2026. Éric Ciotti propose la place de premier adjoint à l’ancien patron de l’OGC Nice en cas de victoire en mars 2026. Jean-Pierre Rivère livrait ce matin aux médias locaux ses priorités pour la ville, dénonçant la politique menée par Christian Estrosi, « un maire qui a oublié les Niçois ».
Ces dernières années, « JPR » a souvent écumé, au premier rang, les meetings de Christian Estrosi. Cette belle relation, somme toute habituelle entre le patron du club local (qu’il a quitté il y a peu) et le maire n’a rien d’étonnant. Mais elle semble déjà lointaine !
Avant même l’officialisation de son nom sur la liste Ciotti, Jean-Pierre Rivère était sévèrement taclé par l’entourage municipal. Auprès de Nice-Presse, on chuchotait qu’il « a toujours été un homme d’affaires cherchant à faire de l’argent. Il a même cherché à racheter le stade à bas prix ce à quoi le Maire s’est toujours refusé. Il voulait aussi imposer une œuvre d’art de sa compagne à la place du I love Nice, ce qui n’était pas concevable. Ceci explique cela…» À notre micro, l’intéressé a dit vouloir « laisser Christian Estrosi dans son caniveau ». Ambiance.
« J’en ai marre de voir cette ville gérée comme ça »
En dehors de leur sujet personnel, Jean-Pierre Rivère a pris le temps de livrer sa vision d’avenir (lire l’encadré en fin d’article), alors qu’Eric Ciotti lui propose la place de premier adjoint en cas d’élection.
🔴 Le torchon brûle (fortement) entre le maire et l’ex-patron de l’OGC Nice
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) October 6, 2025
Jean-Pierre Rivère rejoint Éric Ciotti pour les #Municipales2026 et répond aux attaques
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Pour l’ancien patron des Aiglons, « c’est bien, on reçoit des évènements sportifs, il y a des choses qui ont été bien faites aussi, mais les équipements ne sont clairement pas au niveau. Nice n’a même pas de Palais des Sports, c’est inacceptable (la Ville prévoit d’en construire un dans le quartier Saint Roch, NDLR) Cette cité a un potentiel de développement génial, il reste tant à faire…»
Marseille, Nice, Toulon…
— Laure Lavalette (@LaureLavalette) October 6, 2025
Un immense espoir se lève en Provence-Alpes-Côte d’Azur. ☀️
Tous derrière @eciotti ! #Nice06 https://t.co/26JwnPNa7U
« Tant de potentiel pour le développement économique…»
Dans un exposé proche d’une vision à la Donald Trump ou, précédemment, d’un Silvio Berlusconi, l’entrepreneur maralpin a appelé à « gérer Nice comme une entreprise. C’est-à-dire sans faire exploser la dette, comme actuellement, et en baissant la taxe foncière, comme s’y est engagé Eric Ciotti ».
Parmi les priorités, « avoir un théâtre digne de ce nom, que nous n’avons plus, bâtir un vrai centre pour les congrès, pour enfin monter en gamme. Nous n’avons pas de vrai université. Il faudra en bâtir une, avec de grands noms, des incarnations. Le logement sera une priorité. Il n’y en a pas pour les actifs, alors qu’il y a tant de place à Nice ».
« UN PREMIER ADJOINT APOLITIQUE » ?
Auprès des journalistes niçois, Jean-Pierre Rivère n’a pas souhaité commenter l’actualité locale (niet, sur le parvis Nicolas-Sarkozy par exemple), proposant d’être « un premier adjoint apolitique, qui sera mobilisé sur les questions de développement économique, mais pas sur ce qui est purement politique. Je suis d’accord avec Eric Ciotti sur tout, sauf sur la politique, dans le sens où nous dialoguons tous les deux sur les grands sujets de la ville. Le reste, je ne m’en occuperai pas. Je ne veux pas voir l’étiquette du RN collée dans mon dos. Comme au stade, je m’adresserai à tous les Niçois, de tous les quartiers et de toutes les sensibilités. Dans le rassemblement ». Et d’ajouter : « certes, c’est un immense challenge, un défi qui sera dur et il n’y a que des coups à prendre. Mais je sais ce que nous pouvons faire et je ne compte pas rester sur mon canapé ».



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