Il y a quelques jours dans Nice-Presse, la vice-présidente du conseil départemental Anne Sattonnet (Les Républicains), candidate déclarée pour les prochaines élections municipales, dénonçait la situation d’une Ville de Vence mal considérée par la Métropole, et en retard sur bien des services publics. Le premier magistrat vençois dénonce ces attaques et répond point par point.
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Les navettes gratuites en danger ? Niet, répond le maire
Certains des points sont assez techniques, mais l’un d’eux est plutôt simple à suivre. Anne Sattonnet s’agaçait le 15 mars dans Nice-Presse : « Aujourd’hui, on subit les décisions. Il faut reprendre la main, en particulier sur les transports. La Métropole vient de supprimer sa participation à la navette gratuite… C’est révélateur du déséquilibre actuel ».
Le maire, Régis Lebigre, dément fermement : « contrairement à ses dires, la Métropole n’a jamais cessé de prendre à sa charge ce service d’un coût annuel d’environ 1 million d’euros ! Seule la participation de la commune a été normalement augmentée, conformément à la convention passée, du fait du très gros succès de nos navettes gratuites. En résumé, la Métropole intervient à hauteur d’un million d’euros par an pour offrir ce service aux utilisateurs, et la commune paie 170.000 euros. 83% à charge de la Métropole et 17% à la charge de la Ville ».
Vence peu considérée par les Niçois ?
Plus largement, Régis Lebigre estime-t-il que la cité des Arts serait négligée par la présidence de Christian Estrosi ? « Dans une réalité parallèle et partisane, Vence serait le parent pauvre de la Métropole. Avant de rectifier cette interprétation populiste et irresponsable, je souhaiterais rappeler ma doctrine et ma pratique en tant que maire ».
« Je me garde de critiquer la moindre autorité territoriale et je m’efforce quotidiennement de travailler en bonne intelligence avec tous nos partenaires : la Métropole, le Département, la Région et l’Etat. Et ce respect que nous leur portons, nous vaut naturellement le leur en retour. Car un seul intérêt guide mes actes : Vence !»
L’édile estime que les déclarations d’Anne Sattonnet pourraient même nuire à la commune :
« Vençois, méfiez-vous des postures aussi bellicistes que contre-productives : in fine, chaque contribuable de Vence en ferait les frais !»
« Jamais, par opportunisme électoral ou par zèle partisan, vous me verrez faire de telle ou telle institution le bouc émissaire de la moindre difficulté à surmonter. Jamais vous ne m’entendrez proférer des déclarations grandiloquentes dans les médias ou sur les réseaux sociaux, trop soucieux de défendre d’abord l’intérêt des Vençois. »
Régis Lebigre fait les comptes
Le maire sort ensuite sa calculette pour évoquer le soutien de l’agglo.
« Si Vence était négligée à ce point par la Métropole, bénéficierait-elle de 3,6 millions d’euros sur 4 ans pour l’entretien de ses voiries ? Aurait-elle par exemple bénéficié de 236.000 euros de travaux de sécurisation de l’avenue Emile Hugues cette année ? Si Vence n’était pas écoutée, bénéficierait-elle d’un million d’euros par an pour ses trois navettes gratuites de Lignes d’Azur ?»
Et de poursuivre, puisqu’Anne Sattonnet mettait en cause sa position au Conseil métropolitain : « Si je n’étais pas un interlocuteur respecté au sein de cette même Métropole, aurais-je obtenu 1,6 million d’euros de fonds de concours pour la couverture de notre piscine municipale ? J’ai connu des mépris bien moins sonnants et trébuchants !»





Mais si le problème de la Métropole n’était que le paravent pour se dédouaner de la mauvaise gestion des uns et des autres. Si les projets de Régis Lebigre pourquoi diable le Département sous la houlette de sa VIce Présidente les finance t’elle ( Pra Julian, Halles et demande pour la piscine ) ?