C’était un terrain de pétanque. Puis un parc pour enfants. Et finalement, il est devenu… un squat pour les toxicomanes. Évité par les passants, lorgné avec déception par les commerçants, ce square n’est plus que l’ombre de lui-même.
FAITES-VOUS ENTENDRE - Fin de matinée, jour de repos pour Angélique. Cette riveraine de Riquier se rend à la galerie commerciale TNL pour faire des emplettes. En remontant la rue de Roquebillière, elle arrive au niveau du petit square, doté de quelques bancs et d’arbres en rang. Sa forme atypique longe la route.
Le portail ouvert, Angélique s’apprête à entrer dans le parc. Au dernier moment, elle voit le nom sur la plaque, vire à droite et s’engouffre sur le trottoir. « Je les ai vus assis sur les bancs, j’évite d’y passer quand ils y sont ». La jeune femme fait référence aux occupants. « Ils sont souvent en groupe, majoritairement des hommes. En général en train de boire ou se droguer. Que ce soit avec de la beuh ou des seringues ».

Bien qu’elle n’ait jamais été victime d’une agression, Angélique évoque surtout « un sentiment d’insécurité », déjà symptomatique de la dégradation du coin. Puis elle poursuit sa route.
« Je le vois se droguer en face de moi »
De l’autre côté de la rue, un restaurant corse mène sa barque. Tout s’y passe bien selon le gérant, à un (sacré) détail près. « Quand je sors sur ma terrasse, je vois des gens faire leurs besoins là-bas, par terre, en plein jour. Il y a des seringues qui jonchent le sol. Donc imaginez pour les clients qui voient ça…».
Installé depuis quelques années, le patron assiste toujours à la même scène. « Ça n’a jamais changé. A part l’hiver, où ils sont un peu moins dehors ».

« J’en ai marre. On pense qu’on va s’habituer. Mais on ne s’y fait jamais ». Même son de cloche pour d’autres habitants. « Des fois, je les entends s’engueuler de ma fenêtre, tellement ils crient fort » s’exaspère Joséphine.
Peine perdue ?
Jean-Claude vit dans le quartier depuis « soixante ans ». En longeant le parc, il ne regarde même plus à travers les barrières. « Ce sont toujours les mêmes. Il n’y a plus de parents qui emmènent leurs enfants ici ».

Pourtant, en s’arrêtant cette fois-là, son chariot à la main, il rejette un œil. Et se rappelle. « Dans les années quatre-vingt, il y avait un terrain de boules », dit-il en pointant du doigt l’entrée. « Des familles venaient faire une pause ici, il n’y avait même pas les barreaux, vous savez ! Aujourd’hui, c’est infréquentable ».
« Et même quand ils n’y sont pas, le parc n’est plus entretenu. Il n’y a que les arbres qui l’embellissent au printemps. Sinon, il n’y a aucun aménagement. Et c’est plutôt sale ».

Pour autant, ce retraité observe la scène avec une forme de pitié. « Si j’étais à la rue, moi aussi, est-ce que je m’en serais mieux sorti ? On ne peut jamais imaginer leur quotidien ».
L’abandon du square François Suarez est significatif d’une dégradation généralisée de ce coin de Riquier. « Est-ce à la Ville de s’investir davantage ou aux gens de changer leur comportement ? Je n’ai pas la réponse, avoue Jean-Claude. Ce que je vois, par contre, c’est que la situation n’évolue pas ».



CIOTTI s’est engagé à rendre la ville propre … Voyons ce que valent les promesses … ? 🇲🇫
Et malheureusement il ne faut pas se faire d’illusions … Tous ces gens sont installés par certaines associations subventionnées et par la Ville et par la Métropole, quand aux fauteurs de troubles, c’est la Préfecture qui leur apporte sa participation financière. Un « pov’ couillon » qui travaille au smig a moins de pognon à dépenser quand il a payé son loyer ! La « France poubelle » achète les déchets pour remplir jusqu’au moindre village. 🇲🇫
Caché cette misère que je ne serait voir .…
Depuis quelque années là lutte contre la pauvreté est transformé en une guerres contre les pauvres .….
Déplorable !
Vous voulez pas que les gens fassent leur besoin dabs la rue . Ouvrez des toilettes public gratuite !
Vois voulez moins de sdf ouvrez des centre d hébergement et des centre de reinscertion .
L’égoïsme et la répression ne résolve rien et ne fond qu amplifier les problèmes !