Populaire, résidentiel et authentique, c’est l’un des quartiers historiques de Nice. On le connaît pour son avenue de la République, traversée depuis vingt ans par le tramway, son centre commercial et certaines boutiques qui se transmettent de génération en génération. Après vous avoir tendu le micro ces derniers jours, il apparaît que le quotidien s’y dégrade.
FAITES-VOUS ENTENDRE - « J’y ai toujours vécu. Je me sens bien ici, c’est calme et en même temps il y a plein de commerces. Mais…». Benoît avoue qu’il y a une ombre au tableau. Et il n’est pas le seul.
Chez un opticien, Magali et Clotilde constatent l’évolution du quartier depuis une vingtaine d’années, et « ça va de moins en moins bien ». Parmi les préoccupations, la principale, c’est la sécurité.
« Il ne faut pas aller là après 21 heures »
Aux abords du TNL, boulevard Delfino, « il y a une multiplication des sans abri » rapporte Benoit. Un constat qu’il fait aussi sur l’avenue République ou encore dans certains parcs. « Pour la plupart, ils font juste la manche, explique Joseph, fleuriste rue Barberis, mais quelques uns se montrent agressifs. Quitte à effrayer les gens ».

La précarité dans laquelle vivent ces personnes peut malheureusement s’accompagner de l’usage de stups, notamment avec des seringues. Square François Suarez, « ils squattent, se droguent et font parfois même leurs besoins » témoigne un habitant.

« Je ne me sens pas à l’aise partout, confesse Clotilde, notamment sur Roquebillière. C’est sombre et il y a beaucoup de bandes qui traînent. Il ne faut pas y aller seule après 21 heures ».
Et, parfois, l’intuition devient une réalité ! « Une fille s’est faite courser par un homme, elle s’est réfugiée dans mon restaurant », raconte le patron d’un restaurant corse rue Barberis.
Autre inquiétude, « les gens roulent à fond ici », s’énerve Yasmine, fille du gérant du tabac rue Georges Ville. De son côté, Icham tient son salon de coiffure, à côté d’une intersection, et assiste souvent « à des carambolages ».
Que peut-on attendre comme changements ? « Renforcer les patrouilles de police et les caméras de surveillance » suggèrent plusieurs commerçants. Concernant les accidents, Icham propose « davantage de feux rouges ».

« Déconnectés de l’identité locale »
C’est un autre constat sur lequel beaucoup s’accordent : le quartier perdrait peu à peu son attractivité. Et l’une des premières victimes, c’est la galerie commerciale TNL. Les deux gérantes de l’enseigne d’optique sont juste en face. Aux premières loges pour assister à sa « dégradation ».
« Elle est en train de mourir, le chiffre d’affaires baisse. Une grande bijouterie a fermé et devrait être remplacée par le low cost Normal. Les travaux ont pris du retard et, en attendant, il n’y a rien ».

La situation touche également les petits magasins, qui « sont de plus en plus déconnectées de l’identité locale », raconte Déborah, patronne d’une boulangerie rue Beaumont.

« Les fast-food et les enseignes ouvertes nuit et jour remplacent les boutiques locales » juge une habitante sur République. « Riquier était un quartier d’artisans, raconte Déborah. On aimerait revoir les commerces de proximité qui faisaient son identité ».
« Un village dans la ville »
« Tout semble parfait pour ceux qui n’y vivent pas, pense Maxime qui tient le kiosque de journaux place Pellegrini. Il y a le tramway, le mont Boron, la gare… Nous, on remarque tout le reste ».

Alors faut-il être touriste pour l’apprécier ? Malgré les tensions rencontrées au quotidien, les riverains sont attachés à Riquier. « C’est une sorte de village dans une ville » assure un badaud. Au bar-tabac Le Beaumont, une centaine d’habitués défilent au comptoir.
« Le Ricard, comme d’habitude ?» lance la serveuse Danny à l’un d’eux. « On se connaît tous par ici, c’est ce qui est bien. Allez voir le restaurant d’en face, ma sœur jumelle y travaille !»



bonjour Je suis bd du Mt Boron après une petite infidélité au quartier j’y suis revenu en 1974 il est vrai que les petits commerces ont presque disparus mais il reste encore quelques uns boucher boulanger carrefour city et bar restaurant où on peut encore se retrouver entre amis pour un café ou un repas , nous tous les matins à L’estérel rue Arson , pour l’insécurité je n’y suis pas trop confronté mais oui j’en attends parlé . Mon gros problème est l’état des trottoirs sur les rues transversales au bd de boulangers carrefour Riquier et surtout rue Barbéris où… Lire la suite »
N’oubliez pas les constructions d’immeubles sur le bd de Riquier (SAGEC street) et le Supermarché MIXMARKT destinés aux pays de l’est qui n’a ramené que des double file et des consommateurs de vodka sur le trottoir…