Le chef de file des Verts maralpins estime que l’Etat a mobilisé trop de moyens contre les émeutiers ce week-end.
C’est l’une des images qui a marqué les Niçois et Cannois ces derniers jours. Pour contrer les bandes de vandales qui s’étaient donnés rendez-vous au coeur des avenues commerciales, la préfecture des Alpes-Maritimes a fait décoller en soirée un hélicoptère des forces de l’ordre pour patrouiller, aux côtés de drones, du 29 juin au 2 juillet.
« Moyens aériens, blindé du RAID, CRS… Nous avons déployé toute la panoplie face aux casseurs » expliquait le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, ce week-end. Une stratégie qui n’a pour autant pas plu à tout le monde.
C’est le cas du secrétaire départemental écologiste (EELV 06) Laurent Lanquar-Castiel, qui tweetait samedi 1er juillet : « Empêcher toute la ville de dormir en surveillant le centre-ville avec un hélicoptère. Non, ce n’est pas une super-production hollywoodienne mais Nice. Gabegie. Pendant ce temps, il n’y a pas de budget pour les hôpitaux et les écoles ».

Un message consulté plus de 40.000 fois ce dimanche. De nombreux internautes ont réagi.
« Dans quelques jours le dilemme sera réglé, il n’y aura plus ni écoles ni hôpitaux. Ils auront brulé » ironise l’un d’eux.
Un point de vue condamné par plusieurs élus. Le premier adjoint au maire de Nice Anthony Borré (Horizons) a par exemple noté : « Au moment où les polices nationale et municipale ont déjà procédé à 33 interpellations, ces propos sont totalement scandaleux ».
Même chose du côté du Reconquête Philippe Vardon : « Pour le secrétaire départemental d’EELV, les hélicos qui surveillent la ville empêche les Niçois de dormir, pas les émeutiers. Les hélicos représentent une « gabegie financière », pas le coût des commerces pillés et des voitures et équipements publics incendiés. Crétin ».






