La Ville va utiliser un logiciel intel­ligent capable de repérer, pour ensuite les verba­liser, des véhicules installés illéga­lement sur des pistes cyclables. Un test sera lancé dès ce samedi dans un périmètre restreint.

La fin du n'importe quoi sur les voies cyclables niçoises ? Depuis des mois, plusieurs classe­ments d'usagers dégradent la note obtenue par notre cité à cause des nombreuses incivi­lités sur les pistes. 

En clair, il serait plus galère qu'ailleurs de faire du vélo à Nice en toute sécurité.

Nice-​Presse vous l'annonçait dès le 24 novembre dernier : la mairie va déployer dans certains secteurs un nouveau dispo­sitif permettant de verba­liser les véhicules qui n'ont rien à y faire.

Ce vendredi 2 décembre, c'est le premier adjoint au maire Anthony Borré qui a tout expliqué aux journalistes.

Un logiciel basé sur l'intelligence artifi­cielle va permettre de donner l'alerte au Centre de super­vision urbain (CSU) quand une voiture ou une camion­nette stationne depuis plus d'une minute sur une voie cyclable.

"Un opérateur du CSU va alors visionner en direct l'image, et pouvoir constater s'il y a bien une infraction. Un PV sera dressé, le contre­venant recevra son amende de 135 euros" développe Anthony Borré.

Pourquoi une minute ? "Pour ne pas pénaliser les riverains qui sortent de leur immeuble". 

Pourquoi recourir à un policier devant son écran, plutôt que de verba­liser automa­ti­quement ? "Nous sommes opposés au tout robot. Le discer­nement de l'agent est néces­saire. Peut-​être qu'un Niçois qui range le siège roulant de son passager dans son coffre prendra quelques instants sur la piste cyclable. Là, il faut de l'humain pour estimer que ça ne mérite pas un PV". 

Ce geste ne s'appliquera pas aux livreurs. 

Nombre d'entre eux d'ailleurs ne respectent pas la consigne qui est de n'en effectuer que le matin. "À leur égard, nous sommes davantage sur une tolérance zéro" a souligné l'adjoint à la circu­lation Gaël Nofri.

Ce système a déjà été expéri­menté pendant un temps sur un périmètre très restreint. 40 infrac­tions par jour étaient repérées. 

Le dispo­sitif entrera totalement en vigueur dès ce samedi 3 décembre, pour trois mois, sur neuf zones de la ville : les axes Durante/​Congrès et Buffa/​Dante.

Une généra­li­sation à toute la ville pourra être envisagée, par phases, si le test est concluant. La CNIL a été informée de son lancement, et des panneaux signa­leront son existence aux usagers.

Pour l'heure, le logiciel n'est pas capable de repérer un scooter ou une moto qui emprun­terait illéga­lement et dange­reu­sement une voie cyclable. Mais la mairie y travaille.

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