Jean-​Marc Le Gars, avocat et ancien président du tribunal adminis­tratif, attaquait l’arrêté municipal imposant le port du masque dans certaines zones de Nice. Une façon de s’en prendre à la politique sécuri­taire de Christian Estrosi, qu’il juge anxiogène, illégale et dispro­por­tionnée. Mais la justice ne lui a pas donné raison.

JUSTICE — Le maire "a agi dans le cadre de son pouvoir" a réaffirmé le tribunal ce mercredi 5 août. Balayés, les arguments de l'ancien juge Jean-​Marc Le Gars, qui accusait Christian Estrosi de "violer la loi de manière déter­minée, absolue et publique" avec son arrêté imposant le masque dans certains secteurs de la ville.

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La demande de retrait a donc été rejetée par le tribunal adminis­tratif de Nice. Le premier magistrat de la ville a bien pris cette décision "dans le cadre de son pouvoir de police générale". 

D'autre part, l'arrêté est "d'une portée limitée dans le temps et l'espace", et "impose des restric­tions justi­fiées par les circons­tances locales" et "ne nuit pas à la cohérence des mesures prises par l’État".

À Nice depuis ce lundi 3 août, le port du masque en extérieur est obliga­toire sous peine d'amende (35 euros) de 10h00 à 01h00 du matin dans un grand périmètre délimité du centre-​ville au bord de mer. Le préfet pourrait prendre une décision en ce sens également.

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La consigne est relayée par les policiers municipaux et par des hauts-parleurs.

Au 4 août, au moins 290 communes françaises imposent déjà le port du masque à l’extérieur.

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