La majorité communale présentait ce 11 avril son budget 2024, validé par les élus. Le maire a défendu la hausse de la taxe foncière, qui « permettra de sauvegarder les services publics à leur niveau actuel, sans rien sacrifier de nos investissements ».
« Je revendique, j’assume ». Quelques jours après le débat des orientations budgétaires où les groupes de l’opposition avaient torpillé la hausse annoncée des impôts locaux (lire les détails), Christian Estrosi a défendu avec vigueur ses priorités de l’année, ce jeudi matin en plénière. « J’applique les choix des Niçois, ceux de l’élection de 2020 » a-t-il fait valoir pour acter, notamment, la poursuite des chantiers de la coulée verte et de l’hôtel des polices mutualisé, qui réunira municipaux et nationaux dans l’ancien hôpital Saint-Roch, transformé en écrin high tech, fin 2025.

Le maire a mis au vote un budget d’investissements de 120,2 millions d’euros, dont les trois principaux postes de dépenses seront le verdissement (35,5 millions d’euros pour la Promenade du Paillon, le jardin Jeanne-d’Arc, d’Arménie…) la sécurité (30,5) et la vie scolaire (11,7).
« La priorité, ce sera la sécurité. Si nous ne comptions que sur la police nationale, elle ne serait pas assurée partout » a-t-il taclé, en écho à ses récentes déclarations dans Nice-Presse, au cours desquelles l’édile reprochait l’absence des renforts promis de longue date. « J’assume encore le choix d’une cuisine centrale, parce que la santé de nos enfants n’a pas de prix. Le plan 100% culture à l’école, qui rend les arts accessibles à tous. Je revendique d’administrer une ville où les dépenses culturelles sont deux fois supérieures à la moyenne nationale », comme le soulignait récemment la chambre régionale des comptes (C.R.C.).
« Nous serons encore la grande ville du sport, avec 177 associations soutenues. Aujourd’hui, un Niçois sur cinq est licencié dans un club local ». Avant de conclure : « ce budget 2024 est une heure de vérité, qui révèlera vraiment qui a soutenu les projets qui portent si haut notre cité. Si elle a tant gagné d’habitants ces dernières années, ce n’est d’ailleurs pas pour rien ».
À paraître, un autre article consacré à l’argumentaire des groupes de l’opposition


