Le Nice Jazz vient de dévoiler sa très attendue affiche estivale, avec le légendaire Sting en tête de pont. Mais derrière les grands noms, la réduction du format à trois jours et la hausse des prix soulèvent des critiques.
Le suspense aura un peu duré. Prévu du 23 au 25 juillet, le Nice Jazz a dévoilé mercredi dernier sa programmation. Qui pourra-t-on écouter cet été ? La prodige britannique Lola Young (« Messy »), l’indémodable interprète de Roxanne, Sting, LA tête d’affiche cette année…
Sur le papier, tout semble donc aller pour le mieux pour le festival, malgré cette annonce tardive et l’ouverture de la billetterie intervenue elle aussi assez peu en avance, le jeudi 28 mai. C’est justement cette dernière qui fait réagir les élus locaux.
Le prix du billet pour Sting fait débattre
Pas de changement pour une part des billets, toujours fixés à 45 euros pour les concerts du vendredi et du samedi, comme en 2025. C’est pour le jeudi que ça coince. On grimpe à 90 euros avec la présence de Sting. Un montant qui a fait tiquer dans l’opposition à Éric Ciotti, tout comme le changement pour le « pass trois jours » à 165 euros, contre 160 pour quatre jours l’an passé.
« Quand la culture populaire devient un luxe…», dénonce par exemple Julien Picot, conseiller municipal communiste. Pour Philippe Pradal (Horizons), cette édition « marque une rupture claire dans la politique tarifaire » de l’événement.
Le Nice Jazz accusé de cibler une clientèle de luxe

L’élu centriste rappelle que ce rendez-vous majeur de la culture niçoise « a toujours eu pour force de proposer de grands artistes internationaux sans faire du montant un facteur d’exclusion. » Son confrère de gauche va plus loin, en affirmant qu’il s’agit d’un « choix politique d’une ville pensée pour le tourisme de luxe, pour les clientèles fortunées et les opérations de prestige, plutôt que pour les » habitants.
Il ajoute que le Nice Jazz Fest se « transforme peu à peu en produit haut de gamme réservé à une minorité privilégiée », alors qu’il devrait selon lui « pouvoir appartenir à l’histoire populaire de notre ville. » Ce que soutient l’ancien député de la IIIe circonscription maralpine, qui craint qu’il « éloigne les familles, les jeunes et de nombreux Niçois. »
En plus des coûts généraux, Philippe Pradal, élu du groupe de « l’Union de la droite et du centre » (proche de l’ex-édile Christian Estrosi) , note que les « tarifs réduits (75 euros) ceux destinés aux jeunes (75 euros) connaissent eux aussi une augmentation extrêmement importante pour cette soirée (du jeudi).»
Trois jours au lieu de quatre, ça fait tiquer
Ce qui fâche également, c’est que sa durée est raccourcie d’une journée. « Comment accepter qu’un festival historique comme celui de Nice ne dure que trois jours, quand Jazz in Marciac fait vivre tout un territoire pendant plus de deux semaines ?» s’interroge Julien Picot, par ailleurs président de la commission des finances.
Dans les colonnes de Nice-Matin, la mairie avait fait valoir le mois dernier que « l’important est de rencontrer son public «, avec six concerts par jour (trois sur chaque scène, Masséna et le Théâtre de Verdure). Sans oublier le Fest’ OFF du 18 au 26 juillet, dont le lineup n’a pas été dévoilé.
En savoir +
- Nice Jazz Fest
- Du jeudi 23 au samedi 25
- Au Théâtre de Verdure
- Avec Sting, Lola Young ou encore Gabriel Jacoby
- Programmation
- Billetterie





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