Achevés en 1824, les travaux ont donné a un emblème de Nice, et à l'une des plus belles avenues de France. 

Cette année 2024 sera parti­cu­lière pour Nice. Tout d’abord, notre commune accueillera plusieurs grands événe­ments mondiaux. Outre le célèbre Carnaval, les Jeux olympiques et le Tour de France s’arrêteront chez nous cet été. Autant de manifes­ta­tions qui rythmeront les mois à venir.

Mais notre cité fêtera également un autre épisode important de son histoire, le 200e anniver­saire de l’une de ses voies emblé­ma­tiques, la Promenade des Anglais. Iconique et connue dans le monde entier, elle a officiel­lement vu le jour en 1824.

Tempêtes et pirates 

Mais avant de devenir le lieu extrê­mement fréquenté qu’il est aujourd’hui, cet endroit était surtout réputé pour ressembler à un rivage marécageux et dangereux, du fait des nombreuses attaques des pirates, corsaires et autres barbares1. De plus, les tempêtes y étaient parti­cu­liè­rement violentes et soudaines.

En raison de ces craintes, une muraille a été érigée dès le XIVe siècle le long de la partie côtière de la ville (l’actuel Vieux-​Nice). C’est au cours du XVIIIe siècle, à cause de plusieurs épisodes distincts, que tout cela va changer. 

Dans un premier temps, l’armée de Louis XIV détruit la forte­resse en 1706. Puis, les activités commer­ciales sont trans­férées au nouveau port Lympia à partir de 1751, tandis que les premiers hiver­nants britan­niques se fascinent pour notre localité dans les années 1760. Enfin, une décennie plus tard, les terrasses sur les toits sont bâties, ce qui change le rapport à la mer.

Le rôle clé du pasteur Lewis Way

Tout cela conduira, notamment sous l’impulsion des Britanniques et du pasteur Lewis Way, à la construction de la Prom’. Son objectif, doter la capitale maralpine d’un chemin le long du littoral, ce qui permettra d’admirer la vaste étendue d’eau. C’est là que le révérend anglais offre une solution permettant de satis­faire tout le monde.

Il lance une souscription auprès de ses compa­triotes, ce qui soutiendra finan­ciè­rement les habitants les plus démunis et sans travail à cause des intem­péries et des mauvaises récoltes. Ces derniers ont alors pour mission de niveler une chaussée de deux mètres de large, du Paillon à l’actuelle rue Meyerbeer. Deux ans plus tard, en 1824, la Promenade des Anglais est née. 

Depuis, son aspect a évolué, devenant par exemple en 1930 une route à l’américaine avec deux doubles voies automo­biles, ainsi que des plages agencées, tout cela jouant un rôle clé dans le dévelop­pement du tourisme !

Hôtels de luxe et villas

Les hôtels de luxe — et surtout son légen­daire Negresco — succèdent aux villas et aux immeubles de prestige. La chaussée, longue de sept kilomètres, a été réguliè­rement repensée, et accueille de belles manifes­ta­tions

Longeant la Baie des Anges, elle permet de relier le quai des États-​Unis, au pied de la Colline du Château, à l’aéroport et au parc Phoenix. Elle offre un espace où se retrouvent les touristes, sportifs et les Niçois et Niçoises à la recherche d’évasion en bord de mer. 

Patience, le programme des festi­vités pour son double cente­naire n’a pas encore été dévoilé.

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  1. Source : Les quartiers de Nice. De 1855 à nos jours, Jean-​Paul Potron (éd. Gilletta) ↩︎

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