L'annonce de la fermeture au public des Arènes de Cimiez avait pu énerver certains Niçois. La Ville assure finalement que le site restera acces­sible, mais moins qu'avant.

L'endroit devait être fermé au public hors spectacles. C'était l'annonce surpre­nante de la mairie en fin d'année dernière : le Théâtre national de Nice va poser ses valises à Cimiez pour proposer, notamment, un festival dédié aux pièces antiques pendant la belle saison.

Le reste du temps, pour protéger les ruines des atteintes humaines, l'endroit devait fermer ses portes. Un changement qui avait agacé une partie des riverains.

Finalement, les choses seront un peu diffé­rentes. De juin à octobre, c'est bien le TNN qui aura la main, avec une nouvelle offre cultu­relle. Les repré­sen­ta­tions se feront à ciel ouvert, sans chauffage ni lieu couvert, raison pour laquelle il n'y aura rien d'organisé l'hiver.

Le reste de l'année, les Niçois et touristes pourront finalement toujours y accéder, mais sous contrôle. 

Comme tout site archéo­lo­gique, il y aura des règles et des dispo­sitifs de protection du site. Lequel "ne sera pas en accès libre", précise la mairie. 

Qui précisera ces nouvelles modalités, proches de celles en vigueur pour les arènes de Nîmes, Fréjus et Arles, dans les semaines à venir.

Avant de devenir une scène à ciel ouvert de 600 à 700 places, ce monument histo­rique a vécu 1.000 vies. Édifié entre le Ier et le IIe siècle sous la direction de l’empereur Auguste, il servait de lieu d’entraînement aux légions qui station­naient près de la colline de Kamelenon.

Au IIIe siècle, l’édifice est agrandi dans l’objectif d’accueillir la population lors des jeux qui se voulaient diver­tis­sants pour les spectateurs.

Ses dimen­sions — 67 mètres sur 56 — bien que respec­tables, font de lui l’un des plus petits lieux théâtraux romains de France.

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