La dernière étude publiée par l’INSEE permet de découvrir une photographie des quartiers prioritaires de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Avec une donnée à retenir : la pauvreté y est de plus en plus prégnante.
Par définition, les quartiers de la politique de la ville (QPV) sont les secteurs où s’appliquent des mesures visant à compenser de forts écarts de niveau de vie avec le reste du territoire. C’est donc ici qu’en général, les revenus sont les plus faibles.
Ce mercredi, l’INSEE a partagé une étude sur notre Provence-Alpes-Côte d’Azur et les habitants de ces QPV. Cela nous offre une photographie assez précise de la situation des résidents, sachant que les périmètres de ces quartiers ont été mis à jour en 2024. On en recense désormais 135 en région Sud, soit sept de plus qu’en 2020. Ce qui concerne aujourd’hui 539.000 personnes.
Plus d’1 habitant sur 10 chez nous
Un nombre représentant 10,6% de la population régionale totale. À titre de comparaison, c’est 2,5 points de plus qu’en France métropolitaine (8,1%). La moyenne est largement entretenue par les Bouches-du-Rhône (16%) et le Vaucluse (12,3%). Le premier département évoqué occupe la quatrième place sur le plan national, derrière la Seine-Saint-Denis (42%), le Val-d’Oise (19%) et le Nord (17%). On peut même ajouter qu’une personne sur trois localisée à Avignon vit dans un QPV.
Les quatre autres collectivités départementales du Sud-Est sont bien en dessous de cette moyenne, à l’image des Alpes-Maritimes (6,4%), du Var (6%), des Alpes-de-Hautes-Provence (4,3%) et des Hautes-Alpes (1%).
« PACA est la 5e région au taux de pauvreté le plus élevé dans les quartiers prioritaires, mais celle où ‘l’intensité de la pauvreté’ est la plus prononcée »
Autre donnée à retenir, le taux d’habitants de ces quartiers considérés comme en situation de pauvreté en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La moitié des résidents sont dans ce cas (49%), contre 44% dans le reste de l’Hexagone. À titre de comparaison, on descend à 14% dans les zones autours des QPV.
Beaucoup de familles monoparentales
Quant au profil des ménages, on retrouve beaucoup de familles monoparentales (33%). Les enfants de moins de 15 ans sont également très présents (23%) de même que les étrangers (22%). Les foyers vivent avec un niveau de vie mensuel médian de 1.170 euros, ce qui fait de la région Sud la cinquième plus pauvre du pays pour les quartiers prioritaires.
Parmi les autres points noirs à souligner, on constate que les résidents des QPV sont bien moins diplômés (46%) que dans les environnements urbains à proximité (25%). Ce qui complique aussi leur accès au monde du travail. Leur taux d’emploi n’est que de 43%. En France, on grimpe à 47%, tandis que les secteurs voisins montent à 65%.
En général, ils sont bien plus concernés que d’autres riverains par la suroccupation des logements - des appartements trop petits pour la famille, donc - mais aussi par la pollution de l’air, les cités étant souvent concentrés près de grands axes routiers, ou moins végétalisés que le centres urbains.




Un chiffre à rappeler : derrière le bling bling touristique, la commune de Nice a un taux de 20% de pauvreté soit 6 points au dessus de la moyenne nationale ! La 4e ville la plus pauvre de France selon l’observatoire des inégalités.… L’argent public, au lieu d’aider efficacement les plus précaires, va dans des opérations de destruction de bâtiments publics même pas amortis, et qui n’ont aucune retombée économique, sauf pour les propriétaires des logements, comme le long de la coulée verte par ex.