Le militant était poursuivi pour avoir accusé la Ville de Nice de mener une politique discri­mi­na­toire à l'égard des étrangers

Il attendait la décision de justice depuis des mois. David Nakache, président de l'association humaniste Tous Citoyens et colistier de la formation de gauche Viva ! aux dernières munici­pales, était poursuivi en justice par Christian Estrosi depuis l'année dernière. En cause, des écrits, en l'occurence des tweets, dans lesquels le militant accusait le premier magistrat de la ville d'y mener une politique de rejet des étrangers.

C’était le 23 janvier 2020. « Un coup de sang bien matinal. David Nakache, candidat de la liste de gauche “Viva!”, accuse la Ville de Nice et Christian Estrosi de mener une politique discri­mi­na­toire à l’encontre de plusieurs minorités ». Comme nous le rappor­tions dans cet article il y a plus d’un an, il accusait ainsi le maire de "stigma­tiser les Roms, les SDF et les musulmans".

"Il est temps de mettre fin à cet électo­ra­lisme discri­mi­na­toire et à cette xénophobie municipale" lançait-​t-​il encore. Dans un autre post, pas visé par la plainte, il taclait encore : "Un dernier sondage place Christian Estrosi en tête, suivi de Philippe Vardon et Jean-​Marc Governatori : un maire xénophobe qui a suren­detté la métropole, un extré­miste identi­taire et un affai­riste prêt au pire".

David Nakache a été relaxé ce lundi 29 mars par le tribunal correc­tionnel de Nice du délit d’"injure publique". Il a depuis réagi sur les réseaux sociaux : 

"Christian Estrosi voulait faire juris­pru­dence en inter­disant de qualifier sa politique de "xénophobe". Il voulait me faire taire. Au-​delà de moi, il voulait nous faire taire. Notre liberté d'expression est préservée"

David Nakache, militant

M. Nakache a été condamné après une plainte en novembre 2020 pour un autre tweet, considéré comme diffa­ma­toire, dans lequel il avait réclamé "d’en finir avec le clien­té­lisme et la corruption à Nice". Il a fait appel.

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