Chaque mercredi à 7h30, RIFIFI, la rubrique des indiscrétions politiques de Nice-Presse. Vous avez une info ? Dites-le nous.
- TACLES EN DOUBLE FILE. « Nice a-t-elle des quartiers de seconde zone ?» C’est ce que sous entendent les militants communistes niçois, dans un texte signé par Julien Picot le 04/04. « Derrière le prétexte de débarrasser les rues des voitures ventouses, le stationnement payant est en réalité un moyen pour la municipalité de récupérer des recettes budgétaires en faisant payer toujours un peu plus les classes populaires » bombardaient-ils ainsi. Réponse agacée de l’adjoint au maire Gaël Nofri dans Nice-Presse : « le parti aux cent millions de morts (le PCF, ndlr) devrait un peu se renseigner, puisqu’il y a eu du neuf dans nos vies depuis Staline tout de même ». Et d’égrener ses résultats : « le nombre de places payantes est passé de 11.000 à 14.000 en dix ans, sur un total de 42.000. Cela se débat toujours à l’initiative des habitants, avec un vote dans lequel la Ville ne prend pas parti ». Des consultations avec des « comités de quartier croupions », dixit les socialistes. Réponse de Gaël Nofri : « Patrick Allemand se la joue Donald Trump, en tapant sur les votes qui ne vont dans le sens de ce qu’il nous raconte. Les comités sont consultés, mais les riverains le sont aussi plus largement, notamment via leurs boîtes aux lettres. En vérité, communistes et socialistes prennent ce sujet comme prétexte pour batailler autour de 3% de l’électorat. Mais même cette frange des Niçois ne veut plus de ces gens-là…»
- L’HEURE DES COMPTES. Le maire (Horizons) a-t-il vraiment tenu ses engagements de campagne ? Nice-Presse a passé au crible ses 97 promesses de 2020, pour dévoiler un « EstrosiMètre » en forme de premier bilan. Verdict, 43% ont bien été tenues (dont les plus gros chantiers annoncés), 27% ne l’ont été que partiellement ou elles sont lancées (remplacement des bus par des véhicules propres, plantation d’un arbre par habitant, etc) et enfin, 30% n’ont pas été honorées ou sont annoncés comme étant reportées (notamment des rénovations, comme celles de la place Ile-de-Beauté, de la Zone piétonne ou du centre ancien).
- MÉTROPOLE EVERYWHERE. La prochaine campagne des municipales promet des débats folkloriques entre partisans et détracteurs de la Métropole dans la cinquantaine de communes du pays niçois. On sait que des tensions existent - par moments - entre l’exécutif local et certains édiles des vallées, de Cap d’Ail, de Falicon ou encore de Villefranche. Des candidats font de cette situation un argument de campagne. Ainsi, Anne Sattonnet (LR), première à se lancer pour Vence, tape à bras raccourcis sur Nice-Côté d’Azur dans nos colonnes : « office de tourisme inefficace, transports insuffisants, décisions confisquées… Avec moi, Vence se ferait entendre par la Métropole ».
- À LIRE DANS NICE-PRESSE DIMANCHE. L’imminence des prochaines sénatoriales ne fait pas louvoyer pour autant les élues des Alpes-Maritimes. Ainsi, toutes deux reçues dans Nice-Presse Dimanche, les sénatrices Alexandra Borchio Fontimp et Dominique Estrosi Sassone ne se sont pas privées de descendre en flammes le RN, qui risque pourtant d’aborder ce scrutin indirect en position de force. Pour la première, « l’extrême droite (ne comporte pas) de personnalités attirantes » et la crédibilité économique reste chez LR. Pour la seconde, pire, « le RN est dangereux et irresponsable, avec des promesses de façade souvent inapplicables ». Un festival de droites plus qu’une union, donc !
- CIOTTI TV. Eric Ciotti (UDR) a souvent le talent de se retrouver là où on ne l’attendait pas. Bien conscient qu’une part de ses militants, plus jeunes du côté du RN, ne se dénicheront pas avec Le Figaro, le député niçois expérimente de nouveaux médias : feu-TPMP avec Hanouna, la sulfureuse publication Frontières, et ces derniers jours, la chaîne YouTube de Magali Berdah, ex-papesse des influenceurs. Foin d’Anges de la téléréalité parmi ses invités cette semaine, mais Eric Ciotti donc, pour un « 24 heures d’immersion » parfois intéressant, il faut le reconnaître, mais pas toujours inspiré. Ainsi, ce tacle du député contre son meilleur ennemi, le maire de Nice, qui ne citerait plus son nom : « il a des trous de mémoire, c’est l’âge…» Une sortie proche de celle d’une élue ciottiste, au micro de Nice-Matin en janvier 2023 : « les prochaines élections municipales enverront Estrosi à la retraite ». Gare aux balles perdues avec ce genre de saillies. Un, l’électorat niçois a souvent les cheveux blancs. Deux, leurs principaux alliés politiques ne sont pas des perdreaux de l’année non plus. Ainsi, le patron du Département, Charles Ange Ginésy, est-il né en 1956, dix petits mois après un certain… Estrosi Christian.
Aussi dans RIFIFI…
- Scénario noir au Conseil départemental, la gauche se cherche un champion et le préfet fait ses cartons
- Les espoirs de Ciotti, futur mercato chez Estrosi, pas de procès pour Nofri
- Combine sur la Prom’, adieux en or massif, grand oral (secret)
- Veste (juridique) pour le Département, la tentative de comeback d’Estrosi, gros sous niçois



Bizarre sur bfm azur, la présidente du comité de quartier Cimiez a dit qu’il n’y a pas eu consultation pour le stationnement payant à Cimiez. Et aucune trace des conclusions de Nofri à la mairie.