Quinze personnes ont été mises en examen lundi pour violences volontaires aggravées à la suite de la violente rixe survenue jeudi soir à Paris impliquant des supporters de l’OGC Nice. Les affrontements, qui ont éclaté dans l’est de la capitale à la veille de la finale de la Coupe de France, ont fait sept blessés au total, dont un homme se trouvant dans un état critique.
Jeudi, aux alentours de 23h30, l’est de la capitale a vu déambuler une centaine d’individus directement venus de la Côte d’Azur. De fervents supporters niçois se sont regroupés en rangs serrés sur la voie publique, « cherchant manifestement à en découdre », comme l’ont rapidement constaté les autorités de la préfecture de police.
Les trottoirs de ce quartier portent les stigmates de cette fureur soudaine, survenue à quelques heures seulement d’un rendez-vous sportif crucial. Le climat de tension encadrait les préparatifs de la finale de la Coupe de France de football, rencontre finalement remportée par les joueurs du RC Lens face à notre OGC Nice local.
L’impact de cet embrasement nocturne frappe par sa lourdeur dramatique. Au total, sept personnes figurent au registre des secours en tant que « victimes de violences ».
Au milieu de ce bilan inquiétant, un hooligan parisien a encaissé des blessures particulièrement sévères à la suite des coups portés. Ce samedi soir encore, l’homme sévèrement touché au cours de la bagarre avait « toujours son pronostic vital engagé », confirmant l’extrême brutalité des chocs.
Des cagoules brodées à l’effigie du Gym
Une fois le calme précairement rétabli sur les lieux du désordre, les fonctionnaires de police ont minutieusement inspecté la zone. Ils y ont ramassé de multiples éléments matériels illustrant le niveau de violence de la confrontation.
Les forces de l’ordre ont effectivement mis la main sur des gants coqués, des protège-dents et des cagoules masquantes brodées à l’effigie de l’équipe de l’OGC Nice…
Ce type d’équipement sur la voie publique balaye la thèse de la simple friction verbale pour souligner la virulence des intentions. Dès le lendemain, vendredi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a publiquement décrit l’événement comme un véritable « affrontement entre groupes ultras ».
Les scènes de violences ont opposé de manière frontale des habitués des tribunes parisiennes à des Niçois. Ces derniers évoluaient en bande, se trouvant « probablement renforcés » par la présence de supporters originaires de Nancy lors de cette expédition nocturne.
Coup de filet massif
La réaction des services de sécurité s’est déployée à la mesure du désordre causé sur la voie publique. Dans le tumulte de cette longue nuit parisienne, soixante-cinq supporters au total ont été interceptés par les policiers.
Ces individus interpellés ont immédiatement été placés sous le régime de la garde à vue. Lundi, le parquet de Paris a fait un point précis sur l’avancée du dossier et a officialisé la mise en examen d’une quinzaine de ces protagonistes.
Rattrapés par la justice pour des faits graves qualifiés de violences volontaires aggravées, tous ont pu être remis en liberté. Ils demeurent cependant assujettis à un strict contrôle judiciaire pour toute la suite de la procédure d’enquête.
Des dizaines de convocations prévues au tribunal correctionnel
Le traitement des suites pénales s’accélère fortement pour un autre groupe extrait de ce vaste coup de filet. Sept suspects supplémentaires ont rendez-vous avec les magistrats dès la journée de mardi.
Ce petit groupe se retrouve directement jugé sous le régime légal de la comparution immédiate. La sévérité de la réponse judiciaire frappe d’ailleurs une partie de ces prévenus dont la liberté a été retirée en amont de l’audience.
Parmi eux, quatre individus ont été placés sous le coup d’une mesure de détention provisoire en attendant d’être définitivement fixés sur leur sort par le tribunal compétent.
Le travail d’identification se poursuit en parallèle pour faire la lumière sur chaque responsabilité dans la mêlée. Trente-six autres supporters pointés du doigt dans les rapports des enquêteurs sont directement concernés par les suites de ce dossier judiciaire.
Ces mis en cause se retrouvent en effet formellement convoqués à la barre du tribunal correctionnel d’ici quelques semaines afin de répondre des actes répréhensibles commis près du canal Saint-Martin.
Ce qui est important
- La zone du canal Saint-Martin a été le théâtre d’une violente rixe impliquant des ultras niçois, laissant sept blessés dont un homme dans un état critique avant la finale de Coupe de France.
- La saisie sur place de gants coqués, de protège-dents et de cagoules aux couleurs du club illustre directement la nature préméditée et extrêmement violente de cet affrontement.
- L’autorité judiciaire déploie une riposte majeure avec quinze mises en examen immédiates, quatre placements en détention provisoire et l’organisation de dizaines de convocations ultérieures.





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