Implanté à Menton, le jardin botanique Val Rahmeh figure dans la liste des sites appar­tenant au Muséum national d’Histoire naturelle.

Ils peuvent être fiers ! En 2023, les sites placés sous l’égide du Muséum national d’Histoire naturelle ont accueilli plus de 3,8 millions de personnes. Une fréquen­tation en hausse de 8,3% par rapport à 2022, et surtout un record absolu. 

Ces endroits, au nombre de 17, sont répartis entre Paris et la Province, par exemple à  Sérignan-​du-​Comtat, dans le Vaucluse. Mais l’Harmas Jean-​Henry Fabre n’est pas le seul repré­sentant de Provence-​Alpes-​Côte d’Azur.   

47.000 visiteurs en 2023 dans ce jardin botanique

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[© DR]

Du côté de Menton, le jardin botanique Val Rahmeh a parti­cu­liè­rement attiré les visiteurs. Ce lieu a accueilli au total 47.000 curieux et curieuses en 2023. Une augmen­tation de 22% par rapport à 2022. 

Localisé sur l’avenue Saint-​Jacques, ce parc s’étend sur plus d’un hectare, découpé en nombreuses parcelles en restanque. La nature y prospère autour d’une villa aux murs ocrés, de style italo-​provençal, rénovée dans les années 1920. 

Si cette adresse a attiré autant le public, c’est princi­pa­lement grâce à sa richesse végétale, son indéniable atout. On peut y admirer des espèces origi­naires des contrées tropi­cales humides ou sèches, mais aussi du terri­toire méditer­ranéen, ainsi que des plantes médici­nales, toxiques, sans oublier les fruitiers tropicaux et le verger d'agrumes. 

Cette collection est complétée par de la flore aroma­tique et d’imposants massifs d’ornement, en parti­culier autour de la pièce d'eau et de la terrasse.

Une collection extrêmement variée 

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[© DR]

Parmi les variétés que l’on peut admirer ici, citons le cerisier de Cayenne, l’arbuste de Mickey Mouse, le palmier queue-​de-​poisson, le châtai­gnier du Cap, le néflier du Japon, le lotus sacré, le khat ou encore le dattier du Sénégal. 

Aujourd’hui, environ 1.700 taxons (espèces, sous-​espèces et variétés, ndlr) se partagent les lieux, repré­sentant 160 familles et 700 genres. Mais si l’ambiance exotique qui en émane saura rendre la promenade dépay­sante, c’est notamment car le quartier de Garavan, le plus doux de Menton, bénéficie micro­climat particulier.

L’objectif des gérants de l’espace vert est double : conserver les plantes menacées, rares, voire disparues dans leur habitat naturel, mais également l’ethnobotanique, la science qui étudie les relations entre les végétaux et les humains.

Aménagé depuis le XIXe siècle 

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Illustration - Photo © Depositphotos.com

Nous pouvons d’ailleurs rappeler que le jardin possède une histoire extrê­mement riche. Celle-​ci commence au cours du XIXe siècle lorsque les De Monléon mettent en place le domaine. 

Au fur et à mesure des années, les proprié­taires se succèdent et le développent petit à petit, l’agrandissant et l’aménageant à leur guise. Il devient ainsi de plus en plus complet, avec de nouvelles essences. 

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[© DR]

Il faudra toutefois attendre 1966 pour que la gestion soit confiée au Muséum national d’Histoire naturelle. Miss Campbell, endettée, est alors contrainte de vendre son terrain à l’État français. Il ouvre au public dès 1967. 

Enfin, ajoutons qu’actuellement, le site est ouvert de 9h30 à 17 heures. L’entrée est évaluée à 7 euros, et 5 euros pour les tarifs réduits.

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