Après avoir dirigé plusieurs établissements du groupe Accor dans la région — du Mercure Promenade des Anglais à l’Ibis de l’aéroport — Maxime Salembier a pris, il y a un an, les rênes du Hilton Nice Centre, installé au cœur du diamant de verre Iconic. Un défi de taille : ouvrir un hôtel international dans un quartier longtemps considéré comme très peu attractif.
Douze mois plus tard, le pari serait en passe d’être gagné. « Fréquentation record », clientèle étrangère fidèle et montée en gamme… Son directeur a reçu Nice-Presse Dimanche au sommet de l’établissement pour tirer le bilan et dévoiler d’autres ambitions.
Quel bilan tirez-vous de cette première année du Hilton Nice Centre Iconic ?
Très positif ! Dès les premières semaines, on a senti une vraie dynamique : l’hôtel a ouvert juste avant l’été, au moment où de grands événements avaient lieu à Nice. La clientèle est arrivée très rapidement, et nous avons réussi à maintenir un excellent taux d’occupation, même pendant l’hiver. Depuis la mi-mars, la reprise est très forte : entre avril et octobre, nous sommes entre 90 et 100% d’occupation. C’est une belle surprise, qui montre la puissance de la marque Hilton — c’est d’ailleurs le seul établissement de l’enseigne à Nice.
Et la clientèle américaine, très stratégique au vu de son pouvoir d’achat ?
Le retour des touristes américains sur la Côte d’Azur est massif, et en tant qu’hôtel d’une marque américaine, nous en profitons pleinement : ils représentent aujourd’hui la majorité de notre clientèle. La French Riviera continue de faire rêver.
Et le contexte est favorable : après les années Covid, ils voyagent à nouveau. Les nouvelles lignes directes vers l’aéroport — Atlanta, Washington, etc. — nous aident beaucoup. Il faut aussi saluer le travail de fond mené par l’Office du Tourisme et la Ville pour aller promouvoir notre destination aux États-Unis.

Pourquoi avoir tenté ce défi, dans le quartier de la gare ?
C’était une aventure à plusieurs titres. D’abord, celui d’ouvrir un nouvel hôtel pour une marque internationale, ce qui n’arrive pas tous les jours. Ensuite, parce qu’on partait d’un site qui, à la base, avait plutôt mauvaise réputation. Mais dès ma première visite, j’ai senti le potentiel du bâtiment, compris l’ambition du projet. C’est cette combinaison qui m’a donné envie.
Justement, quel regard portez-vous aujourd’hui sur Iconic, dont l’architecture a été critiquée ?
J’habite à Nice depuis quinze ans. Comme beaucoup, j’avais des a priori. Aujourd’hui, en tant que professionnel, je vois combien Iconic a transformé son environnement. Il y a de la vie, les terrasses sont pleines, les passants nombreux. C’est apaisé, vivant, sécurisé. Il y a une vraie synergie entre les commerces, la salle de sport, le Starbucks, et bien sûr avec nous. Ce bâtiment est exceptionnel, et son ouverture a vraiment redynamisé le secteur.

Parlez-nous du toit-terrasse et du restaurant Pesca, l’autre grande nouveauté…
Notre rooftop, qui offre une vue magnifique sur la ville et l’arrière-pays, est un lieu que nous voulons ouvert aux Niçois, pas seulement aux touristes. On y organise des événements, des soirées DJ tout l’été.
Et pour le restaurant, nous avons choisi de travailler avec Pesca, une marque hollandaise, c’est la première ouverture de la franchise hors des Pays-Bas. C’est une vraie expérience autour du poisson, avec une mise en scène dès l’arrivée du client : coupe de prosecco, pop-corn, théâtre du poisson, fauteuils de cinéma… 70% des produits viennent de leur centrale d’Amsterdam, 30% sont locaux, avec des espèces méditerranéennes comme le loup, la daurade, le barbu. Certains poissons sont présentés entiers, grillés au barbecue et servis directement à table. C’est un spectacle, et ça plaît énormément !

Quels sont vos axes de développement ?
On veut ancrer l’hôtel à la fois comme un Hilton de référence dans la région et comme une adresse incontournable d’Iconic. On développe des synergies avec la salle de sport Metropolitan, on ouvre notre rooftop aux événements privés, et on veut que les Niçois s’approprient les lieux. L’idée, c’est que ce soit un vrai lieu de vie.
Et à plus long terme, une extension est-elle envisagée ?
Oui. Le potentiel est énorme. On réfléchit à ajouter une quinzaine de chambres, ce qui porterait notre capacité à 120. Ce serait un produit encore plus haut de gamme, au niveau 4 étoiles ++, avec des prestations qui se rapprocheraient du 5 étoiles. On n’a pas encore fixé de date, mais l’objectif serait de pouvoir accueillir ces chambres d’ici à la prochaine saison.



Et en plus c est sal et il y a une faune
La musique diffusée à l’extérieur n’apporte qu’une polution supplémentaire et le manque de propreté en fera vite un dépotoir.
Qui fait le ménage devant sa porte??? Si on attend un effort des services de nettoyage, il faut aussi que chaque établissement participe aux dégradations.