Lancée en 2013 et largement renforcée en 2016, la « Garde régionale des lycées » vise à apaiser les établissements scolaires de la région Sud, avec la présence de médiateurs. Pour les deux prochaines années, ils seront plus de 170.
Ils sont présents dans les lycées de Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis une décennie. Le dispositif de médiation a été étendu en 2016, pour devenir une vraie « garde régionale ». Depuis huit ans maintenant, elle regroupe plus d’une centaine de personnes, aussi bien des apprentis que des moniteurs-éducateurs diplômés d’État, qui sont chargés de veiller à la sérénité des établissements.
L’objectif de ce système est de pacifier les rapports entre les jeunes et leur environnement. Cela comprend plusieurs missions, allant de la lutte contre le harcèlement scolaire à la surveillance des conduites à risque. Le personnel doit ainsi prévenir des comportements violents et incivils, du décrochage ou encore d’éventuels cas de radicalisation.

50.000 interventions en 2023-2024
Renouvelé cette année pour une cinquième édition, et jusqu’en 2028, le programme a accompli 50.000 interventions en 2023-2024. Il couvre 100% des sites publics, avec notamment 29 postes dans le Var, 75 dans les Bouches-du-Rhône ou encore 38 dans les Alpes-Maritimes.
Depuis la rentrée, le dispositif est incarné par 128 apprentis inscrits au diplôme d’État de moniteur-éducateur ou éducateur spécialisé, 46 moniteurs-éducateurs certifiés et 4 éducateurs spécialisés. Ils seront donc au total 178 de 2024 à 2026 .
Une promotion reçue par Véronique Borré, vice-présidente de la collectivité en charge de la Sécurité, de la défense, du soutien aux forces de l’ordre et de l’innovation pour une région apaisée la semaine dernière.
Obtenir un diplôme de travailleur social
En plus d’intervenir auprès du jeune public, les membres de la Garde régionale suivent en simultané une formation en apprentissage. Celle-ci est étalée sur deux ans, et à la suite de cela, ils pourront être diplômés. Un soutien donc à la professionnalisation des médiateurs. Ils sont employés par sept structures associatives.
Ils peuvent prévoir des actions de prévention et de citoyenneté sur diverses thématiques adaptées aux adolescents, comme le harcèlement, les réseaux sociaux, la santé, les addictions, la sexualité ou bien la laïcité.
Bien souvent, les médiateurs sont de jeunes adultes au début de leur vie active, en quête notamment d’un travail dans le social. Leur rôle consiste à aller créer du lien avec les lycéens, d’apporter un soutien, une écoute anonymisée.






