Faire vivre la commune au-delà de la Fête du Citron et de son hypercentre s’impose comme le nouveau défi de la municipalité. Pour y parvenir, des événements inédits sont à l’étude afin de réveiller des quartiers commerçants auparavant délaissés.

« Menton-Sourire reste actuellement la seule association de commerçants active, alors que les besoins ne sont pas les mêmes entre le centre-ville, le marché, le bord de mer, le Borrigo, le Careï ou les plages » constate David Marchisio au micro de Menton-Presse.

Pour la nouvelle municipalité pilotée par Alexandra Masson (RN), l’enjeu est désormais de faire émerger d’autres relais capables de porter des projets et pas uniquement au rythme des grands temps forts annuels. « On a la Fête du Citron, c’est notre principale bulle d’air. Mais il faudra en trouver d’autres. »

Borrigo, Careï… Des quartiers à soutenir

L’élu souhaite mettre en place une programmation plus régulière, pour créer des respirations hors des pics habituels. « On va essayer de sectoriser et de faire travailler, mais pas que certaines zones. »

David Marchisio, adjoint Menton
La rue Longue bientôt métamorphosée commercialement ? C’est la volonté de David Marchisio
© Transmis à Menton-Presse

Derrière la rue piétonne et le bord de mer, naturellement favorisés par les flux touristiques, d’autres secteurs peinent davantage. « Il y a des parties de la ville qui sont en souffrance, comme le Borrigo et le Careï. »

L’idée serait d’imaginer des événements plus ciblés, construits avec les professionnels et les habitants. L’adjoint évoque par exemple la possibilité d’une « journée portugaise ». « Il y a des tas d’idées à mettre sur la table, mais pour ça, il faut partir d’une bonne base. »

Rendez-vous prévu avec les maraîchers

David Marchisio dit avoir déjà rencontré « un ou deux » profils intéressés, tout en affirmant vouloir travailler avec Menton-Sourire, présidée par Laure Ippolito, qui porte notamment la grande braderie de printemps.

Cette dernière pourrait faire office de fédération, avec en son sein, plusieurs associations sectorisées. L’adjoint doit rapidement rencontrer les représentants du marché. L’objectif est ensuite d’élargir la méthode « aux plages et à tous les secteurs trop longtemps oubliés. »

Partagez cette info

Né à Nice et diplômé de l'EDJ Nice, Romain Boisaubert couvre l'actualité des Alpes-Maritimes depuis 2014. Après avoir fondé la rubrique « Nos Quartiers » pour Nice-Presse, il dirige Menton-Presse depuis 2026. Expert de la vie locale, de la politique et du patrimoine azuréen, il est présent quotidiennement sur le terrain, de Menton à la Riviera. Engagé pour un journalisme responsable, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.