Ce lundi 9 août, le "pass sanitaire" est étendu, notamment, aux bars, cafés et restau­rants. Ces établis­se­ments doivent désormais demander à leur clientèle le fameux QR code permettant de justifier d’une vacci­nation complète, d’un test négatif de moins de 72 heures ou d’un test positif de plus de onze jours et moins de six mois. Premier état des lieux à Nice.

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« Aujourd’hui, nous avons perdu la moitié de notre niveau de clientèle habituel ! ». Pour la gérante d'un café de la rue Bonaparte (qui a préféré ne pas être citée) ce premier jour de "pass sanitaire" a été plus que laborieux.

Un peu plus loin, au café Le Magnolia, Anthony, derrière son comptoir, fait les premiers comptes, à 16 heures : « on a dû refuser environ quinze personnes à midi par exemple. Bien sûr, nous avons moins de monde que d’habitude, mais l’impact réel se mesurera dans le temps ». 

Sur la place du Pin, M. Claude, gérant de l’Asian Factory fait un bilan similaire : « à la pause déj', il a fallu recaler presque quarante clients. Pour l’instant, on constate une diminution de l’afluence qui avoisine les 50%. ». Point positif, dans l'ensemble, les gens "n'apparaissent pas énervés. Deux jeunes sont même partis faire leur test antigé­nique rapidement pour pouvoir revenir s’installer chez nous. » Même ambiance du côté du Café de la Place pour qui "rien n'a bougé". 

Plus loin dans les rues de Nice, Léandro, serveur à Lou Pastrouil, sur la place de la Préfecture explique que « pour l’instant, (il n'a) pas eu l’occasion de refuser quelqu’un. On commence doucement à scanner… On a autant de monde que d’habitude ».

Galère de taille pour une serveuse du restaurant Pita Falafel : "on ne peut pas contrôler l’identité de ceux qui nous présentent leur pass. De toute façon, on ne peut pas tout vérifier, souffle-​t-​elle. Ce n’est pas vraiment appli­cable comme mesure ».

Ce gérant d'une enseigne du Cours Saleya n'a pas souhaité voir son nom cité, mais il se réjouit des "sept jours de laxisme (sic) offerts par le gouver­nement" sur le contrôle des précieux sésames. 

Pour l'instant, décrit-​il à Nice-​Presse, « si dans le groupe de clients, une majorité présente un pass valide, nous acceptons tout le monde (ce qui est évidemment interdit, NDLR) ». 

Les touristes étrangers sont-​ils les plus perdus par la nouvelle mesure ? 

"Pas du tout ! Ils l'ont tous, nous explique le même commerçant. Mais beaucoup de Niçois viennent sans, certains disent ne même pas savoir qu'il entre en vigueur aujourd'hui !"

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