Événement incontournable à Villefranche-sur-Mer depuis 1902, le combat naval fleuri sera de retour le lundi 16 février. Pointus colorés et ambiance carnavalesque s’empareront de la cité tout au long de la journée.
Dans les semaines à venir, débuteront le Carnaval de Nice (du 11 février au 1er mars) et la Fête du Citron à Menton (entre le 14 février et le 1er mars). Deux réjouissances indissociables de la Côte d’Azur. Juste avant le printemps, les rendez-vous les plus populaires se multiplient dans les Alpes-Maritimes, puisqu’on en retrouve un tout aussi inratable du côté de Villefranche-sur-Mer.
Chaque année, plusieurs milliers de curieux se rendent au port de la Santé, sur le quai de l’Amiral Courbet. Chacun vient assister à la joyeuse et colorée bataille navale fleurie. Un évènement traditionnel dont l’histoire remonte à 1902. En 2026, les superbes pointus, ces bateaux typiques méditerranéens, vous attendent le lundi 16 février, avec pour thème : « Vive la Reine !» (suivant le carnaval niçois).
Ce jour-là, la commune se drape d’œillets (plus de 60 000) et de mimosas (1,2 tonne), qui orneront les petits navires. Car, contrairement à ce que le nom indique, précisons qu’il ne s’agit pas d’une joute maritime. Ce défilé fait la fierté de la municipalité, avec un coup d’envoi des célébrations dès 11 heures.
Grand défilé carnavalesque maritime
Les groupes carnavalesques déambulent au rythme des instruments, un moyen de faire monter la température et de chauffer le public avant le grand moment. À 13h30, commence la grande parade sur les quais, préambule du moment fort du spectacle, avec une petite trentaine d’embarcations. Sous les applaudissements de la foule et l’animation fournie par la fanfare à 14 heures !
Un jour de fête pour la localité, avec plus de 4500 visiteurs attendus. Une promenade fleurie est organisée à travers Villefranche-sur-Mer, ainsi qu’un quiz permettant de gagner de nombreux lots.
Ce troisième lundi de février est toujours un moment à part dans la cité, ce « combat naval » étant ancré dans ses gènes. Son histoire moderne est toutefois assez récente, ayant repris en 1995 pour les 700 ans de l’administration. Mais sa naissance est bien plus ancienne, la coutume ayant vu le jour voilà 124 ans, s’inspirant de ses confrères terrestres, dans le port de la Darse.
Au lancement au début du XXe siècle, cette festivité progresse assez vite en notoriété, attirant à chaque édition toujours plus de monde. Puis, les guerres ont nettement coupé son élan. Interrompue en 1914, elle reprendra en 1922. Entre les deux conflits, elle entame son ascension, avant d’être de nouveau stoppée, jusqu’en 1947.
L’évènement renaît plusieurs fois de ses cendres
Un tournant pour la bataille fleurie, puisqu’au fil des ans, l’organisation devient plus lourde, le phénomène moins attrayant, jusqu’à la décision de la mairie d’y mettre fin en 1960. Cinq ans plus tard, le comité des fêtes va donner un second souffle à la manifestation, mais à la Pentecôte, et non plus au moment du carnaval. Cela ne prendra pas, et Mai 68 arrêtera encore une fois ce rendez-vous très bon enfant.
Il fallait donc tout reprendre à zéro ou presque, ce qui est fait maintenant depuis 31 ans. On voit alors des barques admirablement décorées, tandis que les pêcheurs, dans leurs atours traditionnels, se prêtent au jeu et offrent des fleurs aux spectateurs.







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