Après avoir promis la fin des locations touristiques d’ici 2028, le maire de Barcelone a déclaré que la taxe de séjour pour les croisiéristes allait augmenter. Cette décision vise à réguler l’impact des touristes sur la ville.

Actuellement, les voyageurs qui passent moins de 12 heures à Barcelone doivent payer une taxe de 7 euros par jour. Le maire n’a pas précisé l’ampleur de la future augmentation, mais il a insisté sur le fait qu’elle serait « considérable ».

L’édile, dans une interview publiée le 21 juillet dans El Pais, justifie cette mesure en affirmant que les croisiéristes n’apportent pas de valeur ajoutée significative à la ville et contribuent au sentiment de saturation ressenti par les habitants. Il est donc crucial, selon lui, qu’ils contribuent davantage au financement des projets locaux.

La décision de Collboni s’inscrit dans une série de mesures visant à promouvoir un « tourisme respectueux de la destination ». Il souhaite que les visiteurs participent activement à l’économie locale tout en respectant le mode de vie des résidents.

Tout cela intervient dans un contexte de tensions croissantes dans plusieurs villes espagnoles. Des manifestations anti-touristes ont récemment eu lieu à Malaga et Palma de Majorque, où les habitants protestent contre l’impact négatif du surtourisme sur le coût de la vie et l’accès au logement.

Les opposants soutiennent que l’afflux de voyageurs fait grimper les prix des appartements, rendant difficile la vie des locaux dans les centres-villes. La hausse de la taxe pour les croisiéristes à Barcelone fait écho à une décision antérieure visant à éliminer les locations touristiques de type Airbnb d’ici 2028.

Partagez cette info

Passionné de cinéma, de littérature américaine et de balades en Italie. Diplômé d'un bachelor en journalisme depuis 2019, Niçois depuis 2012 !

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.