Combat numéro un de l’État dans sa lutte contre la délinquance, le trafic de drogues est un fléau prégnant en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’usage de stupéfiants, notamment, a explosé dans de nombreuses communes azuréennes ces dernières années.
Aujourd’hui, aucun territoire n’est épargné par ce fléau. Le constat est assez net, la consommation de drogues a explosé ces dernières années en France, l’un des pires pays de l’Union européenne.
Mécaniquement, le narcotrafic est aussi en hausse un peu partout dans l’Hexagone. Et Provence-Alpes-Côte d’Azur n’échappe vraiment pas à ce phénomène.
Un mal qui touche le littoral azuréen et les Alpes-Maritimes. On le voit particulièrement en se plongeant dans les chiffres du SSMSI, le service des statistiques du ministère de l’Intérieur. On peut ainsi observer la progression des faits sur les dernières années, en remontant à 2019, pour avoir une vision d’ensemble sur cinq ans.
Les grandes villes face à l’augmentation du trafic
Dans la majorité des grandes localités maralpines, le nombre de mis en cause pour du trafic de stupéfiants a augmenté. À Nice déjà, où les délinquants arrêtés sont passés de 1,16 pour 1.000 habitants en 2019 à 2,04 en 2024. Une majoration très franche que l’on constate également à Antibes - de 0,25 ‰ à 0,64 ‰ - et à Cannes, de 0,88 ‰ à 1,05 ‰. Dans les plus importantes aires urbaines donc.
Comment expliquer cette évolution ? L’une des justifications peut être la farouche volonté affichée par les services judiciaires de lutter contre ce commerce illégal.
Quelle stratégie pour l’État ?
Pour la préfecture des Alpes-Maritimes, il est question, entre autres, d’opérations « place nette », qui s’accentuent, mais aussi la création d’une cellule de coordination anti-drogues, sous la responsabilité du préfet et des procureurs de Nice et Grasse. Reste à garantir des moyens financiers et humains pour que le plan soit efficace.
Quelques municipalités ont vu les indicateurs diminuer lors de la période analysée. Prenons Vence, où la chute et la plus parlante (de 1,53 ‰ en 2019 à 0,43 ‰ en 2024). Mais c’est pareillement le cas à Vallauris (de 0,42 ‰ à 0,35 ‰) et à Cagnes-sur-Mer (de 0,42 ‰ à 0,36 ‰).
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Et si le trafic persiste, c’est parce que la demande n’a jamais été aussi élevée. Elle s’est même multipliée dans bon nombre de cités, avec des exemples édifiants comme Mougins, où les individus mis en cause sont aujourd’hui 14,22 sur 1.000 résidents, contre 3,8 en 2019. À Mandelieu-la-Napoule, la variation est de presque 7 points (de 1,18 ‰ à 8,11 ‰ en 2024).
Vence, la bonne élève !
Parmi les autres augmentations notables, nous pouvons évoquer Villeneuve-Loubet (de 6,5 ‰ et 11,47 ‰). Nice ne s’en sort d’ailleurs pas très bien, avec un gain de 2,27 (de 3,17 ‰ à 5,44 ‰), tout comme Grasse (de 7,26 ‰ à 9,1 ‰).
Il faut toutefois préciser que quatre villes sauvent les meubles dans ce domaine, dont Le Cannet (de 1,2 ‰ en 2019 à 0,99 ‰ en 2024), Saint-Laurent-du-Var (de 3,17 ‰ à 4,01 ‰) et Beausoleil (de 1,57 ‰ à 0,64 ‰).
Mais la bonne élève maralpine se nomme Vence. Outre la chute du nombre de mis en cause pour du trafic, c’est aussi le cas pour ceux pincés à consommer des stupéfiants. Une exception sur le territoire azuréen.










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