URBANISME -- Ça y’est, c’est décidé : après plusieurs années de réflexion et d’études, notre Métropole va bien créer une ligne 5 du réseau de tram pour « désenclaver » à la fois plusieurs communes de la vallée du Paillon mais aussi le quartier populaire de l’Ariane, à l’Est de la ville.
Le président Christian Estrosi l’a confirmé ce lundi 22 mars en présence des maires concernés, quelques jours après un premier écho révélé par nos confrères de 20 Minutes. Exit l’idée d’un train ou d’un bus, c’est avec un joli tram comme en coeur de ville que les habitants de la métropole pourront se déplacer dans ces zones.
Avec force de graphiques, de tableaux chiffrés et de visuels préparatoires, les élus ont détaillé aujourd’hui les trois phases de ce grand projet, étalé sur six kilomètres de voies. Entre Pont-Michel et l’Ariane puis de l’Ariane à la Trinité sera construite une ligne « basique ». Ensuite, le tracé sera souterrain jusqu’à Drap, comme ce fut le cas pour la construction de la ligne 2 (aéroport international <> Port Lympia).

Onéreuse, cette étape de 1,5 kilomètres (25 % de la L5) devrait engloutir près de la moitié du budget total : la Métropole va donc se mettre en quête de financements complémentaires de l’État et de l’Union européenne. Formalité, l’ensemble de ce grand dessein devra être voté par le Conseil métropolitain.
Prochaine étape : une concertation publique doit ensuite s’ouvrir dans l’été, pour un début de chantier en 2024. La première phase du projet serait inaugurée fin 2025 ou début 2026, si tout va bien, avant que la liaison jusqu’à Drap ne soit livrée définitivement d’ici 2028.
Engagé de longue date sur ce projet, fervant partisan de « l’option tram », Patrick Allemand et son mouvement se sont félicités ce lundi de cette décision : « Chacun sait que seuls les combats qu’on ne mène pas sont perdus d’avance. A force de ténacité, dix ans quand même, nous y sommes arrivés. Mais rien n’aurait été possible sans la relation de confiance que nous avons établie avec les Arianencs et leur mobilisation, et sans un collectif d’associations et de formations politiques qui n’a jamais lâché. »
Ce chantier sera mené globalement en même temps que celui de la ligne 4, qui reliera Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent-du-Var à Nice. Sur environ sept kilomètres, elle sera en capacité de desservir « 27.000 emplois et un bassin de 80.000 habitants » estime la Métropole, mais également les gares et l’aéroport Nice Côte d’Azur.
Carte et visuels de la future ligne 4
Outre leurs apports évidents en matière d’attractivité et de développement du tissu économique, ces deux lignes auront pour effet de contribuer à l’égalité territoriale. La collectivité met également en avant la « création de pistes cyclables, la plantation d’arbres, des espaces publics et immeubles embellis ainsi que des bénéfices écologiques importants », notamment dans le combat contre les gaz à effet de serre.
La ligne 4 devrait coûter environ 250 millions d’euros, tandis que la 5 est estimée à 340 millions d’euros.







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