Marchez dans les traces des plus grands acteurs et actrices grâce aux nombreux films tournés à Nice depuis des années. Ils forment un parcours immanquable à travers la ville.  

Entre Nice et le cinéma, c’est toute une histoire ! Bien évidemment, les Studios de la Victorine, apparus en 1919, y sont pour beaucoup. Ayant connu une période plus délicate, devancés par la concurrence, ils refont petit à petit surface comme nous vous l’avons déjà expliqué dans cet article en mai dernier. 

Ils ont notamment accueilli des œuvres comme « Les Enfants du Paradis » de Marcel Carné (1945), « La Nuit Américaine » de François Truffaut (1973) ou encore « Les Diamants du Nil » de Lewis Teague (1985). 

Au-delà de la résurrection de ce site mythique, notre ville reste attractive pour les producteurs, scénaristes, metteurs en scène et autres acteurs. En témoignent les très nombreux films tournés au sein de la capitale des Alpes-Maritimes, au cœur de décors naturels, reconnaissables entre mille. 

De Jean Dujardin à Robert de Niro et Jean Reno

Brice de Nice
Jean Dujardin Dans « Brice de Nice » [©DR]

En vous baladant à travers notre localité, vous pourrez ainsi établir un parcours dans les pas de certains longs-métrages parmi les plus célèbres.    

Commençons par la plage des bains militaires, entre le Port Lympia et le Cap, où Jean Dujardin a interprété le héros de « Brice de Nice », de James Huth (2005). Un point de vue et une promenade à ne par rater. 

Sur le Port, nous pouvons évoquer « Ronin » de John. Frankenheimer avec Robert de Niro et Jean Reno (1998). Sur la place de l’île de Beauté, admirez le style turinois ocre-rouge, les rangées de bateaux, le bassin Lympia et à quelques pas, la colline du Château. 

Le quai Rauba Capeu et le fameux cadran solaire

Dirigeons-nous maintenant sur le quai Rauba Capeu, à la pointe entre le Port et le quai des États-Unis. En 2013, André Téchiné y tourne « L’homme qu’on aimait trop », avec Catherine Deneuve et Guillaume Canet. Aujourd’hui, vous pouvez vous prendre en photo avec le fameux #ILoveNice, ou encore devenir vous-même les aiguilles du cadran solaire en vous positionnant à l’emplacement prévu à cet effet. Profitez en plus d’un panorama splendide sur la Baie des Anges.

« La Promesse de l’Aube » de Jules Dassin avec Melina Mercouri (1970) et le remake d’Eric Barbier (2017) mettent également en avant les paysages de notre cité, en particulier le quai des États-Unis, qui borde Les Ponchettes, ces petites maisons aux toits plats, et pour le second film, la Cité marchande de la Buffa.

La Promenade des Anglais, un décor mythique

La Baie des Anges
Jeanne Moreau dans « La Baie des Anges » [©DR]

Impossible de passer à côté de la Promenade des Anglais, sans doute le lieu niçois le plus utilisé. Déambulez sur les traces de « La Repentie » de Laetitia Masson avec Isabelle Adjani (2001), « Flic ou voyou » de Georges Lautner avec Jean-Paul Belmondo (1979), « Le Transporteur » de Louis Leterrier et Luc Besson (2002) et, bien sûr, « la Baie des Anges » de Jacques Demy avec Jeanne Moreau (1963), pour ne parler que de quelques affiches iconiques.  

Dans la continuité de la célèbre artère de Nice, il est question d’une course poursuite dans « Le Transporteur 4 » de Louis Leterrier et Luc Besson (2015), qui se termine au niveau de la place Masséna. Cette esplanade emblématique offre d’innombrables activités, et de chaque côté, la Promenade du Paillon (2013).  

Pour l’opéra, il fut choisi par Woody Allen pour être le théâtre de « Magic in the Moonlight », avec Emma Stone et Colin Firth (2014). Un établissement qui peut se visiter, aussi bien lors des représentations que le lundi, sous réserve d’une inscription. 

Le fleuri cours Saleya attire les réalisateurs

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Une scène fu film « Mascarade » : Pierre Niney sur le Cours Saleya

Le cours Saleya et son célèbre marché aux fleurs a aussi attiré l’œil des réalisateurs, de « La Main au Collet » d’Alfred Hitchcock (1955) au « Sac de billes » de Christian Dugay (2017), qui font aussi la part belle au Palais de la Préfecture. 

Secteur considéré comme le petit Marais niçois, la place du Pin a reçu l’équipe de Georges Lautner, dont Jean-Paul Belmondo et Sophie Marceau, pour  « Joyeuses Pâques » (1984). On y retrouve de nombreux de bars, restaurants, salons de thé conviviaux dans lesquels donner rendez-vous à ses proches. 

« Mascarade » et « Menteur » parmi les films récents

film Mascarade Nice
Photo : Les Films du kiosque/Pathé

Enfin, citons la colline du Château, en premier lieu son cimetière, où Jean Vigo a installé ses caméras pour « À propos de Nice », un documentaire muet. Il s’agit d’un endroit particulier doté de sculptures monumentales. 

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Très récemment, Nicolas Bedos et son impressionnant casting dans « Mascarade« , (Pierre Niney, Isabelle Adjani, François Cluzet, Emmanuelle Devos….) ont largement exploité les atouts de notre agglo. On y remarque la présence de la Réserve, de Rauba-Capeù, du cours Saleya puis de la colline du Château.  

Dernièrement, des œuvres comme « Menteur », d’Olivier Baroux et « Brule le sang » d’Akaki Popkhadze ont aussi capturé des images de la ville azuréenne.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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