Dans quelles localités se situent les foyers fiscaux soumis à l’Impôt sur la fortune immobilière ? Grâce au bilan de la direction générale des Finances publiques, on sait où résident les personnes les plus aisées.
On le sait, la Côte d’Azur est un territoire très apprécié des grandes fortunes. Les plus belles villas, maisons de maître et palais prospèrent depuis des décennies sur notre littoral.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le marché immobilier du luxe est épargné par la crise dans notre région. Les personnes les plus aisées se sentent bien chez nous et beaucoup d’entre elles disposent d’un bien près de la Méditerranée. C’est ce qu’on peut constater à la lecture de l’étude de la direction générale des Finances publiques portant sur les foyers fiscaux soumis à l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) en 2020.
Avant de décortiquer le classement relayé par nos confrères de Ouest-France, il convient d’abord de préciser que l’IFI a succédé à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2018. Il s’adresse aux ménages dont le patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d’euros, après déduction des dettes.
Cannes et Monaco comptent de nombreux contribuables

Alors dans quelles communes trouve-t-on le plus grand nombre de foyers fiscaux soumis à ce prélèvement ? Si l’on se concentre sur les villes de plus de 20.000 habitants, et dont le total de contribuables taxés à l’IFI est supérieur à 50, on remarque que Paris arrive largement devant.
Sur les 143.000 résidents de l’Hexagone devant s’acquitter de cette taxe, on en retrouve la grande majorité dans la capitale, qui inscrit sept arrondissements dans le top 10. Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) est également sur le podium avec 3.566 habitants concernés.
Dans cette hiérarchie, nous avons aussi deux représentants du Sud-Est du pays, avec Cannes (658, 9e) et Monaco (647, 10e). Le 16e arrondissement de Paris est de très loin en tête (9.030).
Pas à Nice, mais la surprise Grasse
Pas de Nice donc dans ce palmarès, ni dans celui prenant en compte le montant moyen de l’IFI versé par chaque ménage imposé. En revanche, avec cet angle, on constate que la la Principauté devance toutes les autres agglomérations, possédant une moyenne de 24.817 euros par contribuable.
Dans les Alpes-Maritimes, Grasse fait une entrée fracassante dans le top 10, atteignant la deuxième place (18.665 euros). Pourtant, la municipalité est peuplée par “seulement” 50.000 Grassois et Grassoises, et figurait à la 115e place à l’ISF.
Mais avec le changement de formule, le patrimoine moyen des assujettis à l’impôt est évalué à 2,8 millions d’euros pour la cité maralpine. À titre d’exemple, le total est d’environ 3,6 millions d’euros à Monaco.
Ce n’est donc pas un hasard de retrouver ici le Rocher, qui enregistrait un mètre carré à près de 51.500 euros en moyenne en 2023. La somme globale des transactions immobilières y était de 3,23 milliards d’euros l’an passé.



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