Hugues Moutouh a expliqué jeudi soir avec diplomatie qu’il est hors de question d’envoyer des militaires dans la Plaine du Var, malgré les demandes répétées de la municipalité niçoise.
Pas de jaloux, le préfet des Alpes-Maritimes a mis les choses au point, le 28 mars, tout autant au sujet des dernières déclarations d’Eric Ciotti, que de celles émanant de la mairie dirigée par Christian Estrosi.
« J’entends que des gens comparent Nice à Marseille (ce qu’a fait le député Eric Ciotti cette semaine, et durant l’été 2022, NDLR) Vous pouvez me dire combien il y a eu d’homicides liés au narcotrafic à Nice l’année dernière ? Zéro. À Marseille, cinquante » a posé Hugues Moutouh chez notre partenaire BFM Nice Côte d’Azur, alors invité de l’émission Azur Politiques.
« Pas son rôle »

L’occasion de répondre sur un autre fait d’actualité : mercredi, le premier adjoint niçois chargé de la sécurité, Anthony Borré, proposait, une nouvelle fois (il l’avait fait l’an passé, sans succès) de déployer la force Sentinelle dans le quartier sensible des Moulins.
Une recommandation qui relève sans doute plus de la communication que de la proposition concrète, puisqu’un tel dispositif n’a jamais été mobilisé à Marseille ou dans les cités franciliennes, alors que la situation y est bien plus enkystée et que chez nous, et que là-bas aussi, des élus locaux ont pu le réclamer.
Le préfet a pris des pincettes pour recaler l’idée : « le rôle de l’armée, c’est d’être sur des théâtres d’opérations extérieures ou aux frontières (et dans les grandes villes dans le cadre de Sentinelle, omet-il de préciser, NDLR). La vocation de l’armée, naturellement, n’est pas d’être déployée sur le territoire pour se livrer à du maintien de l’ordre, et encore moins à des opérations de police ».
Reste que cette option séduit les Français. D’après un récent sondage CSA que nous avions relayé dans cet article, 67% des interrogés se disaient favorables à l’utilisation de l’armée pour lutter contre les trafiquants de drogue.





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