Imaginé par Ludovico Bréa, un peintre Niçois du XVe siècle, le tableau « La Pietà » a retrouvé son écrin au monastère de Cimiez en fin de semaine dernière.
Ça y est, il a regagné sa place. À l’étude puis en restauration durant quatre années, le retable de Ludovico Bréa est à nouveau visible du public. En fin de semaine passée, il a fait son retour dans l’église du monastère de Cimiez.
Il est à retrouver plus précisément dans la première chapelle, à droite de l’entrée. Ce chef-d’œuvre du XVe siècle est considéré comme la première peinture reconnue de l’artiste niçois. On y peut y remarquer Saint-Martin et Sainte-Catherine, entourant Marie, qui est le personnage central de cette composition. Sur ses genoux, on y voit Jésus. En fond, on repère ce qui ressemble à un paysage azuréen verdoyant, des collines, un château, ainsi que le Paillon.
Un tableau du XVe siècle

Les travaux comprenaient entre autres le contrôle de l’humidité des panneaux de bois, la vérification de la stabilité du châssis et un « nettoyage » intégral. Le vernis, ainsi que les couches de peinture ajoutées au fil des années, ont été enlevés. Cela a permis de rétablir le coup de pinceau de Bréa, apposé en 1478.
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« La Pietà » est à admirer sans modération, notamment pour la finesse de ses traits et son évocation spirituelle. Elle appartient à un contingent de trois retables. Nous avons aussi « la Crucifixion », œuvre restaurée en 2019. Actuellement, elle se découvre au musée Masséna, mais son destin est d’être réinstallée dans le domaine religieux dès que les moyens de conservation seront mis en place.
Plusieurs églises niçoises concernées par des rénovations
Le troisième, « la Déposition », connaîtra cette année un examen approfondi. Les réfections ne devraient pas s’arrêter là, puisqu’elles concerneront en priorité la façade du monastère. À l’intérieur, il est prévu de réhabiliter le maître autel.
Les murs de l’église Saint-Roch et ceux de l’édifice du Port seront aux aussi repris. Toujours dans la capitale maralpine, rappelons que des discussions ont lieu pour rendre sa blancheur l’église Jeanne-d’Arc, dont la toiture, dégradée et noircie, mériterait un rafraîchissement.





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