La Ville annonce la suspension des maraudes Place Garibaldi et le large renforcement de son éclairage, en plus de restrictions existantes contre la vente d’alcool en soirée. Elle dénonce aussi un « laisser-faire » du préfet.
La réponse du berger à la bergère ? Questionné par Nice-Presse cette semaine au sujet des nuisances dénoncées par les riverains et les commerçants depuis plusieurs mois sur la Place Garibaldi, le préfet des Alpes-Maritimes épinglait surtout… la mairie. Appelant à « des solutions plus humaines » et épinglant un tout-répressif, il conseillait à la collectivité « d’utiliser l’ensemble de ses compétences ».
Un tacle qui n’est pas digéré par l’Hôtel de Ville. « Ces accusations sur notre manque de solidarité sont injustes et nous les contestons fermement » répond Anthony Borré dans les colonnes de Nice-Presse ce vendredi 31 janvier.
« Nous sommes la seule ville du Sud à déclencher le Plan grand froid avant même l’Etat pour mettre chacun des sans abri au chaud. Nous ouvrons un nouveau site d’accueil de jour et de nuit. Alors même que l’Etat ne nous aide absolument pas financièrement !»
Et de poursuivre : « quant aux nuisances subies sur la Place Garibaldi, la réponse d’Hugues Moutouh n’est ni juste, ni responsable, ni respectueuse des riverains ».
« La préfecture affiche une impuissance qui me désole »
Conséquence de quoi, « je vous l’annonce, nous mettons fin aux distributions alimentaires qui y étaient organisées. Cela prend effet immédiatement, il n’y en aura plus à cet endroit là ». Les associations sont invitées à mener ces maraudes « dans un autre secteur ».
« Nous travaillons à faire appliquer notre nouvel arrêté d’interdiction de vente d’alcool dans les épiceries en soirée. Et, en lien avec l’Architecte des bâtiments de France (ABF), nous allons largement intensifier l’éclairage public ». En complément du retrait des bancs, « qui entraîne un report du problème sur la Place Toja…»
Tout en rappelant la préfecture « à ses propres compétences ». « On entend le préfet afficher un certain volontarisme dans les médias. Et s’il se mettait à concrétiser cela, avec des actions tangibles ? Il est le seul à pouvoir se mobiliser s’agissant des ressortissants étrangers alcoolisés qui causent bien des incivilités dans le centre-ville. Pour l’heure, la préfecture affiche une impuissance qui me désole…»
Ces derniers mois, habitants et professionnels ont lancé des pétitions pour dénoncer une dégradation du site, avec des personnes errantes, dans une situation de précarité extrême, souvent ivres, commettant parfois des vols ou des intimidations des touristes comme des locaux.





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