A Saint-Paul-de-Vence depuis le XVIIe siècle, la chapelle des Pénitents Blancs est restée durant de très longues années le fief de cette confrérie religieuse. Au début des années 2000, elle a connu un vaste programme de restauration.
L’histoire de cette confrérie remonte à 1581 à Saint-Paul-de-Vence. La présence des membres des Pénitents Blancs est avérée dans la commune maralpine depuis la fin du XVIe siècle. Elle y est restée active durant plusieurs siècles, jusqu’au début de la décennie 1920.
Quelques années après son essor dans la localité des Alpes-Maritimes, une chapelle fut bâtie, et elle deviendra durant près de trois siècles le siège de la communauté. Il convient de rappeler que les Pénitents constituaient une association de laïcs. Elle avait pour objectif de partager des valeurs de piété et de charité chrétienne.
Ses adeptes devaient mener des actions charitables au chevet des plus démunis afin de « racheter leurs péchés ». Par exemple, ils pouvaient être auprès des malades, distribuer des vêtements et de la nourriture aux personnes dans le besoin ou encore offrir des grains aux paysans victimes de calamités.
Entièrement rénovée au début des années 2000
En plus de ces missions, ils étaient amenés à accueillir les voyageurs égarés et les pèlerins. Ils étaient alors hébergés et nourris par la confrérie. Tout cela s’est poursuivi jusqu’au début du XXe siècle donc, avant que le lieu de culte ne prenne un tout autre virage sur le plan décoratif au tournant des années 2000.
Restauré à l’entame du XXIe siècle, il porte désormais le sceau d’un artiste belge, Jean-Michel Folon. C’est lui qui s’est chargé de repenser cette chapelle, un choix qui ne tient pas du hasard, puisqu’il a vécu une partie de sa vie sur la Côte d’Azur, notamment à Cap-d’Ail et à Monaco.
Décoration inspirée par les Pénitents
Peintre, sculpteur ou encore graveur, il a imaginé son projet en s’inspirant directement des religieux qui sont passés là avant lui, et particulièrement de leurs velléités caritatives. On le voit par exemple dans les représentations mains ouvertes, tendues, prêtes à donner et à secourir.
Il faut aussi souligner la légèreté des couleurs, principalement des quatre vitraux. Un travail qui démontre une fascination pour la lumière de la part du concepteur. On peut pareillement admirer huit peintures sur toile, deux sculptures ainsi qu’une mosaïque de 106 mètres carrés, frappant le visiteur par ses lignes épurées.
Dernière création de Jean-Michel Folon
Une pureté et une simplicité qui se retrouvent également dans la forme de l’autel et du bénitier, tout en contraste avec l’extérieur de l’édifice en pierre. Enfin, avant de pénétrer dans ce très beau monument, vous remarquerez peut-être juste au-dessus de vous, l’étonnant clocher triangulaire qui surmonte la façade.
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Dernière œuvre de Jean-Michel Folon avant son décès en 2005, la chapelle se visite moyennant trois euros pour un billet plein tarif. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. À noter qu’il est aussi possible de s’inscrire pour profiter d’une balade guidée auprès de l’Office de tourisme de la ville.
En savoir +
- Chapelle des Pénitents Blancs, à Saint-Paul-de-Vence
- Place de l’église
- Site Internet





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