La sentence est tombée. Face au manque de HLM dans les Alpes-Maritimes, l’État sanctionne. Nice en tête d’affiche, mais elle n’est pas la seule.
Voilà un sujet qui fait grincer des dents les maires de la Côte d’Azur, au point qu’ils ont paraphé une tribune très remontée en février 2024. Année après année, la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) vient punir les villes azuréennes qui ne parviennent pas à se mettre en conformité.
Rappelons qu’elle exige de ces localités de plus de 3500 habitants un seuil minimal de logements sociaux. Le quota est de 25%, sous peine de devoir passer à la caisse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en 2025, certaines communes paient très cher.
33 communes des Alpes-Maritimes punies
Comme l’an dernier, 33 cités maralpines sont rattrapées par la patrouille. Sans grande surprise, c’est Nice qui doit d’acquitter de la plus lourde somme, à savoir 8,2 millions d’euros. En 2024, la sanction était d’un peu plus de 7 millions d’euros.
Du côté de la Métropole, l’objectif qu’elle s’est fixé est de voir sortir de terre 1300 biens sociaux par an jusqu’à 2029, dont 742 à Nice. Loin des prévisions pour la période 2017-2022 (3500 habitations chaque année), mais qui n’avaient pas été suivies. Précisons que même si ce total est tenu, il ne permettra pas de répondre positivement aux objectifs fixés par la loi SRU. Malgré la hausse du parc social, de 10 à 14% depuis 2008, on reste loin du compte.
Autre habituée de ces amendes, Mandelieu-La-Napoule, qui versera cette fois-ci 2,08 millions d’euros. Il faut dire qu’en raison des risques d’inondation, une grande partie de sa municipalité est aujourd’hui inconstructible. Juste derrière, nous avons Vallauris (2,03 millions d’euros).
Six villes doivent plus d’un million d’euros
D’autres localités dépassent la barre du million d’euros en 2025, à savoir Le Cannet (1,7 million d’euros), Menton (1,6 million) et Grasse (1,3 million). Sachant que Roquebrune-Cap-Martin et Vence s’en rapprochent avec plus de 900.000 euros à devoir s’acquitter.
Ces annonces ont déjà suscité des réactions. Jeudi, l’extrême-droite niçoise, via Philippe Vardon, a dénoncé un « racket fiscal » qui aurait selon lui « pour seule visée de favoriser la « mixité sociale […], la face cachée de la submersion migratoire ». Il dénonce dans le même temps « les contraintes hors-sol imposées aux maires ». Une loi qu’il qualifie de « communiste ».
Une association de gauche, Tous citoyens ! a également partagé son point de vue. Rappelant qu’à Nice, « une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté », elle estime que la loi SRU est « indispensable pour faire appliquer ce droit fondamental qu’est celui du logement.»
L’ONG observe une « situation plus qu’alarmante » sur la Côte d’Azur. Si elle note que « certains maires font des efforts louables », elle s’en prend à ceux qui « ne parlent dans les médias que du respect de l’ordre et des règles de vie en société, qui prônent une application ferme des lois, et s’en affranchissent soudain lorsqu’il s’agit de leur commune et préfèrent payer des pénalités plutôt que de loger les personnes en difficulté. »
Mandelieu-La-Napoule est particulièrement pointée du doigt pour avoir « trois à quatre fois plus de résidences secondaires que de logements sociaux ». Pour Tous citoyens !, cela démontrerait que le foncier existe pour se conformer aux demandes de l’État.
Quelques « bonnes élèves » malgré tout
Ce que parviennent à faire quelques villes, les bonnes élèves du département. Parmi les cités non-sanctionnées, nous avons Saint-André-de-la-Roche, qui dispose de 26% d’HLM. Encore mieux, Valbonne (29%), qui prévoit d’ajouter une centaine de biens via un projet de construction à l’entrée de Sophia Antipolis.
Puis, Antibes peut être félicitée d’avoir su réduire la facture. Toujours « hors-la-loi », elle est parvenue à diviser son amende par six en quelques années, passant de 4 millions à 600.000 euros en 2025. Elle le doit notamment à sa stratégie payante d’un engagement avec l’État. Mais pour elle comme pour d’autres, le chemin est encore très long avant de se plier aux directives nationales.
Précisons que Cannes, dirigée par David Lisnard, n’est plus concernée : dépassant 18% du quota, elle n’est pas carencée.



Et ils sont content que Canne sois dans la norme vous avez vu l’état de la ville de Canne maintenant ??? Les agression ??? Le mec décapité en pleine journée devant un restaurant mais biensur tout ses actes sont fait par les riche en costard les sous merde en HLM sont des être pure et divin notre pays part en sucette je suis entrain de préparer mon départ j’ai hâte de me cassez de cette France qui a plus rien de française ni d’une grande nation
Bonjour Il serait intéressant de savoir à quoi servent ces sommes astronomiques. La logique voudrait que cela aille à la construction de logements sociaux mais malheureusement l’argent doit renflouer les caisses de l’état pour combler les dépenses inconsidérées de nos gouvernants. Il en est de même pour le malus des véhicules qui n’a pas disparu comme le bonus. Taxe supplémentaire qui ne va pas vraiment bénéficier à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils sont très inventifs pour nous taxer mais beaucoup moins pour faire des économies. L’ironie de tout cela est qu’il existe une règle de non-affectation du budget, c’est-à-dire à l’interdiction d’affecter… Lire la suite »