L’un des projets majeurs menés par la régie métropolitaine des parkings a été déféré par le préfet Laurent Hottiaux devant la justice administrative, les services de l’État y ayant relevé des « illégalités substantielles ». L’opposition écologiste en appelle, de son côté, au Parquet ainsi qu’aux magistrats financiers de Marseille. RPA, incriminée, ne se laisse pas faire.
Semaine compliquée pour les Parcs d’Azur, le satellite de la Métropole Nice-Côte d’Azur gestionnaire des parkings publics. Tel qu’annoncé depuis plusieurs mois, RPA ambitionne de faire aménager un équipement de 510 places au 7 de la rue Vauban, quartier Saint-Roch, originalement « d’ici au premier semestre 2026 ».
Sauf que la préfecture des Alpes-Maritimes a « décelé des illégalités substantielles dans le marché public de travaux passé pour le lot de gros œuvre de la construction » - lequel se monte à 7,6 millions d’euros - et a choisi de le déférer devant la justice administrative, tel que le révèle Nice-Matin le 19 juin. Reconnaissant « son erreur », la Régie a elle-même choisi de le résilier, sans attendre une décision de justice.
Le dossier fait réagir l’opposition écologiste. Dans un communiqué, l’élu municipal et métropolitain EELV Jean-Christophe Picard dénonce un « fiasco » et regrette que RPA fasse à nouveau l’objet d’une procédure litigieuse, après celle de la commande concernant la statue de Jeanne-d’Arc à Nice-Nord.
Et de bombarder : « La récurrence de ces erreurs grossières est consternante. J’ai saisi le procureur de la République puisque des ‘illégalités substantielles’ ont été constatées dans le marché de construction du parking Vauban. »
« Au regard des dysfonctionnements persistants, j’ai également saisi la Chambre régionale des comptes ; il semble opportun que cette juridiction contrôle sans tarder la gestion de RPA. Dans ce contexte, le maintien de M. Nofri dans ses fonctions de président de RPA est inexplicable. »

« Un audit général commandé ; pas de malhonnêteté »
L’intéressé répond dans Nice-Presse. Et fait une annonce : « Je ne vais pas contester : oui, une erreur d’appréciation, d’analyse a été commise dans la rédaction de cette procédure. J’ai donc demandé un audit général des services et du fonctionnement de RPA à un organisme extérieur ».
Gaël Nofri poursuit : « mais il ne faut pas voir une affaire là où il n’y en a pas. La Régie mène des centaines de chantiers, d’opérations, et tout se passe bien. On livre des parkings, on les entretient, les choses sont transparentes. Il n’y a absolument aucune malhonnêteté ».
S’agaçant, dit-il, de l’huile jetée sur le feu par l’opposition verte : « l’essentiel de l’activité politique de Jean-Christophe Picard réside des ces signalements sur tout et n’importe quoi. Il alimente ce petit discours populiste du ‘tous pourris, tous corrompus’. C’est lamentable et malhonnête. Son propre camp de s’y trompe pas, puisqu’il n’a même pas voulu de lui comme tête de liste pour les municipales…»
Gaël Nofri en rajoute une couche : « Les choses ne sont pas aussi claires que ce qui s’agite dans le cerveau de la limace Picard : la justice ne nous a pas, à date, donné tort sur la commande de la statue de Jeanne d’Arc. »
A-t-il fait, lui-même, une erreur dans le projet Vauban, comme l’accuse son opposant ? « Je rappelle que le président de la Régie donne des orientations, des pistes, mais qu’il ne met pas lui-même les mains dans les procédures : ce n’est pas mon rôle et ça ne serait même pas légal !»
« Le privé qui devait mener les travaux, Fayat, sera sans doute indemnisé puisqu’il n’a pas à supporter un retard dont il n’est pas responsable, évidemment. Mais le chantier ne sera décalé que de 4 mois. C’est malheureux, mais cela n’est, tout de même, pas si grave ».





Cela fait froid dans le dos quand il dit qu’il a des centaines de ces trucs, qu’il n’a rien sur les autres. Je vais donner commande pour 100 Picards ? Non. Les Picards n’ont pas de cerveau, celui qui dit, on va appeler un autre qui n’a pas de cerveau, la pieuvre qui entends faits, gestes de pieuvre. Parce que cela je ne dis pas que ça sent la pieuvre.