Ils devaient être accompagnés après les nuisances causées par l’UNOC au Port Lympia : un mois plus tard, ces commerçants se disent « réduits au silence et au risque de tomber dans la misère ». La Ville a formellement demandé au Préfet de passer la seconde.
- MISE À JOUR… Grogne de commerçants au Port de Nice : « nous sommes en réalité parfaitement dans les temps, chacun est écouté »
Pour eux, la coupe est pleine. Certes, le Sommet des Nations unies pour l’Océan a permis plusieurs avancées concrètes pour ce qui est de la protection de l’environnement. Mais son organisation au Port de Nice, et les nuisances qui en découlent, auraient grandement fragilisé les commerces indépendants du quartier.
C’est la sonnette d’alarme qu’a tiré Christophe Souques, co-gérant de Pineapple Enterprise, gestionnaire de plusieurs affaires en ville, ce mardi 1er juillet. « L’UNOC a été un désastre pour les indépendants, les restaurateurs… Peut-être qu’ailleurs à Nice on a noté des retombées économiques, mais tout autour du Port où la sécurité bloquait le passage, les conséquences sont très lourdes » a-t-il dénoncé au cours d’une réunion publique donnée dans la vieille-ville par la municipalité.
« Il y a eu des annonces, de belles promesses…»
En charge, les services de l’Etat. « Nous sommes supposés être en lien avec la commission d’indemnisation, via la préfecture des Alpes-Maritimes. Cela fait un mois que nous ne parvenons pas à obtenir la moindre réponse concrète » regrette-t-il encore.
« Il y a eu des annonces, de belles promesses et des engagements, notamment ceux pris par le représentant de la Ville, Olivier Bettati. Mais aujourd’hui, personne ne vient nous parler, personne ne nous écoute ».
Pourtant, les trous dans la caisse sont sévères, d’après Christophe Souques. « Avec le Ma Nolan’s - un pub irlandais le long des quais - j’ai perdu 30.000 euros ! Nous avons un groupe derrière, cela nous permet de limiter la casse. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Va-t-on laisser trente commerces tomber dans la misère ?»
En réponse, la Mairie a rappelé qu’il s’agit d’un sujet préfectoral. Mais elle s’est engagée à donner un coup de main aux concernés : « l’organisation de ce sommet a été compliquée. Jamais Nice n’avait accueilli un évènement pareil, c’est historique. Et il a fallu composer, durant trois ans, avec des ministres successifs qui ne restaient que peu de temps en poste » a posé le premier adjoint au maire, Anthony Borré.
« Christian Estrosi a obtenu de l’Etat une commission d’indemnisation, que nous ne gérons pas. Mais nous avons donné instruction à nos services de vous aider à monter les dossiers. Le maire a relancé le préfet à ce sujet, et il va doubler cela d’un courrier ». La balle est maintenant du côté de l’administration de Laurent Hottiaux.



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