Après une période 2016-2020 plus délicate pour le secteur, les dernières années ont globalement été favorables à la filière hôtelière. Ouverture d’établissements, chiffres d’affaires en hausse, mais pas partout… On fait le point sur la situation sur la Côte d’Azur.
Nice en porte-étendard. D’après les données d’In Extenso Tourisme, Culture et Hôtellerie et Deloitte, pratiquement la moitié des hôtels des Alpes-Maritimes se situent désormais dans la Baie des Anges. On y retrouve précisément 46% des 570 établissements recensés dans le département.
Pour plusieurs raisons, la capitale maralpine est le symbole d’une dynamique favorable ces dernières années. En 2025 par exemple, c’est là qu’ont eu lieu cinq des sept nouvelles ouvertures dans le département.
On y ajoute neuf remises en marché et une nouvelle résidence touristique. Une inversion des courbes après une période 2016-2020 marquée par une chute du nombre d’entreprises hôtelières.
2024, bon cru pour la création d’hôtels
Ainsi, le revenu par chambre dans la localité niçoise s’établissait à 100 euros, après une progression de 4%. Des statistiques qui peuvent s’expliquer par la forte proportion de maisons de luxe. Comme nous l’expliquions en août 2024, les offres premium des quatre et cinq étoiles y sont majoritaires.
Un regain d’activité entamé en 2024, et qui se confirme en 2025. Le territoire maralpin a gagné 450 chambres sur un an, soit une progression de 1,7%. Il retrouve de fait son niveau moyen d’équilibre sur la dernière décennie. Après 2021 et ses huit créations, 2024 (sept) est l’une des meilleures années dans ce domaine.
Des prix en hausse, tout comme le chiffre d’affaires sur la Côte d’Azur
Des performances qui se répercutent dans le chiffre d’affaires des hébergements sur la Côte d’Azur. Celui-ci a augmenté de 2% entre janvier et mai 2025. Une hausse due à la progression des prix (178 euros en moyenne, +2%) plus qu’au taux d’occupation. Ce dernier est stable en comparaison à celui de 2024.
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Perceptible dans la plupart du parc départemental, cette dynamique s’explique par la multiplication des courts séjours. Le haut de gamme reste une valeur sûre et a rattrapé son retard, mais on note également une autre tendance. Les visiteurs se dirigent aussi vers l’hôtellerie « lifestyle », qui impose un renouveau à la filière un peu partout dans le secteur azuréen.
Cannes et Antibes moins bien loties
Mais si Nice, Menton et les stations de sports d’hiver ont étoffé leur offre, ce n’est pas le cas de toutes les communes. Au contraire, sur le littoral, à Cannes et à Antibes, on observe un léger recul (-4%). Les raisons ? Une pression foncière difficilement tenable ou encore l’absence de repreneurs pour les plus petits établissements.
Dans la cité du cinéma, l’activité a diminué de 5%, faisant notamment les frais du déménagement du MIPTV à Londres. Le Festival de Cannes a tout de même permis de faire repartir la fréquentation au mois de mai.



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