La Métropole propose au secteur privé de mettre au point un projet immobilier pour redonner vie au boulevard Raimbaldi. Pourront s’imaginer des commerces, des logements ou encore de la végétalisation. Sollicité par Nice-Presse, Christian Estrosi dévoile le calendrier concret qui sera fixé aux aménageurs.
Le boulevard, historique, a tout pour plaire. Sur le papier. De hauts immeubles bourgeois, bien conservés pour un certain nombre. Plusieurs boutiques de qualité, des affaires familiales. Une situation plutôt intéressante, perpendiculaire de Jean-Médecin, principale artère commerçante de la Côte d’Azur. Et, non loin, le « diamant » Iconic, dont les écoles du supérieur et les magasins attirent étudiants et badauds comme jamais auparavant.
Sauf que Raimbaldi périclite depuis des années. Peut-être une décennie, même. Hier, lundi en fin de journée, on ne s’y attarde pas, juste le temps de prendre quelques photos. La rue empeste l’urine et on ne peut pas dire qu’elle soit toujours très bien fréquentée, chaises pliantes incluses, comme dans une cité.
C’est, notamment, grâce au privé que la municipalité veut renverser la table.

« Tour et bureaux libérés, placette déclassée »
« Nous lançons dès le 15 septembre, un ‘Appel à Projets Urbains et Innovants’ sur l’emprise foncière du 38 boulevard Raimbaldi et sur la placette publique attenante » explique à Nice-Presse le président de la Métropole niçoise, Christian Estrosi, après avoir reçu nos questions.
À l’embouchure de l’axe, non loin du kiosque à journaux, d’anciens locaux administratifs et une surface bétonnée n’ont (presque) plus d’utilité bien définie. L’idée est de remédier à ça très vite.
« Dans la continuité de l’opération Iconic, je souhaite que les porteurs de projets fassent preuve d’inventivité en termes architectural, social, environnemental, artistique… pour redonner toutes ses lettres de noblesse à ce début de boulevard. L’intervention du privé sur ce secteur viendra compléter notre action publique. »
Signe que le coin intéresse, rappelle le maire, « l’ouverture récente de l’hôtel 4 étoiles du groupe Yelo au numéro 35 ».
À quoi s’attendre demain ?


La tour à usage de parking public automatique, exploitée par la Régie Parc Azur, comprend environ 135 places et des bureaux attenants. Ces espaces seront libérés par les agents courant 2027. La placette publique attenante « sera à terme désaffectée et déclassée », sur 225 mètres carrés, nous développe encore Christian Estrosi.
La programmation sur « l’îlot Raimbaldi » est ouverte : chacun pourra proposer d’édifier des équipements à même d’accueillir des commerces, du logement, des services, de l’hébergement touristique… À ceci près qu’il faudra respecter le plan d’urbanisme, mais aussi coller aux exigences de l’Architecte des bâtiments de France, la rue étant incluse dans le périmètre du « patrimoine remarquable » niçois.
Pour conclure, Christian Estrosi dresse un calendrier, à l’horizon 2030. Ainsi, les différentes dossiers seront à déposer d’ici au 31 décembre prochain. En 2026, un jury sera réuni et statuera, pour une désignation du lauréat « au 1er semestre 2027 », et un permis de construire prévu pour le second. Enfin, la surface sera cédée « début 2029 », pour que les travaux puissent démarrer.

Rappelons qu’en juin dernier dans Nice-Presse, Gaël Romero, directeur régional de la Compagnie de Phalsbourg à l’origine du centre commercial tout proche, avait fait part d’un certain intérêt.
« Ce n’est pas impossible qu’Iconic se développe encore dans le futur. Pourquoi pas de l’autre côté de Jean-Médecin…» Des esquisses, des études et des plans existent, quelques perches ont été lancées.



Les projets …ras le bol ! Et aujourd’hui on fait quoi, Nous sommes en 2025 et nous avons besoin d’un maire qui vit à Nice et non qui gère sa ville depuis Paris. la construction du futur palais des arts et de la culture, prévu pour 2025-2026(pipeau) Pas de théâtre digne de ce nom avant 2030 La hall gourmande un fiasco ICONIC, les jardinières installées au droit de l’arrêt gare Thiers, soutenues par des migrants de plus en plus nombreux et le passage Max Vérola qu’il faut traverser à certaines heures en apnée tellement imprégné par l’odeur d’urine. Un augmentation des tarifs des transports et… Lire la suite »
Quelle excellente idée de réhabiliter enfin le bvd Raimbaldi avec pourquoi pas un second bâtiment de type Iconic de l’autre côté de J Médecin, comme 2 diamants , 1 de chaque côté de la belle avenue Jean Médecin. !
S’ils refont la même horreur qu’Iconic ça va encore dénaturer davantage la ville. On ne peut pas vraiment compter sur leur goût esthétique
Il faut que les projets collent aux exigences de l’architecte des bâtiments de France, dit l’article. La « fameuse » tour, si haute qu’elle dépasse tous les immeubles et que l’on repère de très loin, collait à ces exigences ?