Un baromètre par et pour les cyclistes ! La Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette a partagé son 4e rapport sur les meilleures, et donc également les pires, communes de l’Hexagone pour la pratique du vélo…
Quel est le « climat vélo » actuel en France ? Une vaste question à laquelle s’est intéressée la Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette (FUB). Une organisation qui regroupe plus de 550 associations de tout le pays. Objectif de cette étude ? Évaluer la pratique dans les différentes communes de l’Hexagone, entre « excellente », soit « A+», et « très défavorable », qui équivaut à un « G ».
Et qui de mieux placé pour répondre à ces questions que les « vélotafeurs », les sportifs ou les usagers moins quotidiens, mais qui aimeraient le devenir si les conditions s’améliorent ? Ce sont eux qui ont pu répondre, entre le 28 février et le 3 juin 2025, dans le cadre de ce baromètre, le 4e du genre après 2017, 2019 et 2021, à travers plusieurs critères.
Les indicateurs pris en compte relevaient du confort du trajet (entretien, signalisation…), des efforts (ressentis) de la mairie pour améliorer la circulation ou encore de l’équipement de la commune en stationnement et services essentiels (réparation, entretien, etc.). Plus globalement, était aussi considéré le « ressenti général ».
Trois communes « favorables » à la pratique du vélo
Ici, nous nous intéressons à la région Sud, qui a bénéficié de plus de 3000 participants à Marseille, 870 à Nice, 775 à Aix-en-Provence, 730 à Avignon ou plus de 600 à Gap. Autre grande ville de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Toulon est à tout juste 450 contributions.
Maintenant, quels sont les meilleurs coins pour faire du vélo ? Cela se joue entre Velleron (Vaucluse), Carqueiranne (Var) et La Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône). Elles ont toutes les trois obtenu un « B », soit un contexte « favorable » pour vadrouiller à bicyclette.
Belle progression à Velleron, dans le Vaucluse
Dans la cité vauclusienne, notamment, la progression est assez fulgurante depuis deux ans, avec un ressenti largement positif des habitants. Les efforts de la municipalité sont d’ailleurs plébiscités (« A »). Chez sa consœur bucco-rhodanienne, ce sont les services de stationnement qui sont au top (« A »).
On peut également souligner le bon travail réalisé à Jonquerettes (Vaucluse), Le Pradet (Var), Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) et à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Ces quatre administrations glanent un bon « C », soit une situation « assez favorable ».
Marseille parmi les « cancres »
Mais si ces localités sont globalement saluées, ce n’est pas du tout le cas des « cancres », selon les sondés, de Provence-Alpes-Côte d’Azur. On remarque particulièrement une majorité de villes en « E » ou en « F », ce qui est donc « plutôt défavorable » et « défavorable ». Nice en fait partie (même si la capitale azuréenne a su progresser depuis 2021, malgré son centre-ville saturé et son relief). Et même quelques-unes en « G », la pire évaluation possible.
Il ne ferait ainsi pas bon sortir le vélo à Aubagne, Les Pennes-Mirabeau, Marseille, Simiane-Collongue, Ventabren (Bouches-du-Rhône), Grasse, Le Cannet, Menton (Alpes-Maritimes), Pourrières, Puget-sur-Argens et Sanary-sur-Mer (Var). Une liste assez longue, avec plusieurs localités très peuplées.
C’est autour de Marseille que la conjoncture paraît la plus préoccupante. Ce secteur de la région Sud est tout de rouge vêtu sur la carte interactive, ce qui n’est, dans ce cas précis, pas une bonne chose.



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