Pendant plus de six mois, 21.200 habitants des Alpes-Maritimes ont pu dévoiler dans une vaste étude leurs habitudes de déplacements en 2023. On découvre que la part de la voiture recule chez nous au profit de la marche, que l’utilisation des transports grimpe un peu mais que la pratique du vélo reste, elle, timide. Malgré une hausse de 52%.
Voilà une thématique essentielle, voire cruciale, pour nos territoires. Peu importe la taille de la commune, la mobilité est un enjeu clé puisqu’elle permet de lier tous les pans de la société. À Nice, par exemple, on peut évoquer le chantier du futur « Nice-Aéroport », un pôle d’échange multimodal déterminant en vue des Jeux olympiques d’hiver 2030. On pense aussi, à plus grande échelle encore à la Ligne nouvelle Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Mais avant de pouvoir constater les effets de ces aménagements, nous disposons de quelques chiffres clés, départementaux, sur les mouvements des Maralpins et Maralpines. Tous évidemment bousculés par tout un tas d’améliorations : pistes cyclables, bus à haut niveau de service, lignes de tramway…
Quelles habitudes de déplacements en 2023 ?
La dernière étude « Enquête Mobilité » est en ligne, portée par toutes les collectivités. Son objectif ? Offrir une photographie la plus précise possible des habitudes des résidents. Ce travail s’intéresse plus particulièrement à trois territoires : les Alpes-Maritimes, l’Est-Var et Monaco. Plus de 21.000 concitoyens ont participé à ce sondage.
Dans le département, plusieurs tendances sont à retenir. La première est que près de 90% de des résidents du 06 se meuvent au moins une fois par jour. Au quotidien, on recense 3,35 millions de déplacements, soit 1.71% de moins qu’en 2009. Pratiquement tous (95,7%) ont lieu dans un rayon assez proche, compris au sein des Alpes-Maritimes.
Exception néanmoins dans la communauté d’agglomération de la Riviera française. Ici, les voyages jusqu’aux villes voisines sont plus nombreux qu’ailleurs (17%). Ce qui n’est pas étonnant au vu de la proximité avec l’Italie, Nice et Monaco. Des zones attractives et synonymes d’opportunités économiques.
Les transports en commun n’ont pas gagné beaucoup d’habitués, mais la voiture a reculé
Maintenant, voit-on de petits changements dans la manière de nous déplacer ? Légèrement pour les transports en commun. En 2009, ils représentaient 8% des moyens de locomotion utilisés, contre 9,1 en 2023. Plus significatif, la part des marcheurs est à présent de 38,9%, contre 31,7% il y a 16 ans.
Tout cela a évidemment des répercussions sur la voiture, que l’on prend visiblement un peu moins pour bouger. De 54% en 2009, elle sert désormais à 45,9% de nos mouvements. Une diminution tout de même non négligeable de quasiment 8 points.
A l’image du tramway ou du bus, la pratique du vélo évolue à la marge au niveau départemental. Voici deux ans, le taux de cyclistes (la part modale du vélo) atteignait 1,3%, contre 0,8% en 2009 (+52%, de 27 à 40.000 trajets). 79% des Azuréens affirment même ne « jamais » emprunter une bicyclette.
Enfin, une part de la population a tout de même du mal à se mouvoir. Si les 25-49 ans se montrent les plus actifs (3,8 déplacements quotidiens), les plus de 75 ans n’en réalisent « que » 2,58 par jour. Les jeunes également se montrent très casaniers. Avec « seulement » 2,8 sorties, les 11-24 ans sont loin de la moyenne départementale, qui est de 3,31 par individu, tous âges confondus. Un chiffre lui-même en baisse de 2.36% en quatorze ans.



C’est imposé, parlez pas de choix !
Quand on. Habite sur les hauteurs que l’on nous suprime depuis un an et bientôt deux ans
Qu’l faut monter ou descendre ce Bd du mont Boron très sinueux sans voiture pas possible.
Ni pour les petits enfants ni comme nous des personnes âgées et rien de remplacement !
Taxis trop coûteux 25 euros pour faire 1 km 2
La marche oui pour les sportifs habitués et encore, même eux trouvent sue cette partie est dure surtout à la montee