Municipales 2026 - Le camp d’Éric Ciotti a déposé deux plaintes ces dernières heures pour « diffamation, attaques personnelles et campagne de dénigrement ». L’une d’entre elles concerne directement son plus fervent rival, Christian Estrosi. Le député interpelle aussi le préfet Hottiaux.
Dans cette toute dernière ligne droite avant le second tour de l’élection municipale, les attaques fusent de toute part. Et du côté d’Éric Ciotti et de ses équipes, on estime que cela va trop loin. C’est ce que l’on comprend à la lecture du communiqué partagé le 19 mars par sa liste, « Le meilleur est à venir ».
Où l’on apprend que l’équipe du candidat UDR-RN a saisi la justice pour deux dossiers distincts. L’un concerne directement son concurrent, Christian Estrosi. C’est sa colistière, la préfète Françoise Souliman qui a décidé de déposer plainte contre l’édile.
Le débat démocratique serait « très dégradé »
« Le débat démocratique franchit un seuil de dégradation inédit », lit-on. « Lors d’un rassemblement public il y a quelques jours, le maire sortant Christian Estrosi s’est livré à des accusations d’une gravité extrême à l’encontre de la préfète, affirmant publiquement qu’elle aurait été ‘virée pour corruption’.»
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L’intéressée dénonce des « propos totalement faux, diffamatoires et attentatoires à mon honneur. » Elle souhaite donc que « ces déclarations soient examinées et sanctionnées par la justice. »
Éric Ciotti dépose plainte contre X
Une autre plainte a été déposée, cette fois contre X, pour « diffamation et injure publique ». Le député, qui regrette une « campagne de dénigrement d’une rare violence » dans plusieurs quartiers, a relevé « des affiches et autocollants avec des accusations infamantes, massivement apposés sur le mobilier urbain, notamment dans le secteur de Saint-Roch. »
Des visuels qu’il juge « particulièrement dégradants » et qui comportaient des«inscriptions telles que ‘racisme’, ‘fascisme’, ou encore ‘LGBT-phobies’, associées à des mises en scène visant à porter atteinte à la dignité des personnes visées. »
D’après Éric Ciotti, tout ceci « participe d’un même climat : celui d’une campagne marquée par les attaques personnelles, les contre-vérités et les tentatives de déstabilisation. » Au point de rendre « l’atmosphère irrespirable » autour de l’élection. Dans une interview publiée dans nos colonnes vendredi, Christian Estrosi formule les mêmes regrets à son encontre.
Broyeuses
Nice-Matin relaie dans son édition du 20 mars plusieurs clichés de poubelles pleines de dossiers broyés. Liasses de documents qui émaneraient de différents services logés à l’Hôtel de Ville et dans des immeubles publics.«Notes personnelles ou documents sensibles ?» interroge le quotidien, qui évoque«des milliers » de feuilles détruites.
Sollicitée par nos soins, la Métropole Nice-Côte d’Azur commente : « Les archives légales sont conservées, évidemment. Quant aux accusations concernant les marchés publics, les finances ou les autorisations d’urbanisme, il s’agit de diffamation pure et simple. Des élus en fin de mandat partent, rangent et trient. » Et d’évacuer : « Tous les documents sensibles sont dématerialisés et sauvegardés quotidiennement ».
Pour autant, Éric Ciotti, « inquiet », a fait savoir au Figaro qu’il a adressé un courrier au préfet des Alpes-Maritimes Laurent Hottiaux pour vérifier s’il peut s’agir d’une « destruction de documents administratifs ».



Il faudrait demander aux 2 élues qui ont changé de camp si elles ont tout détruit les documents… Les élus ont tous leurs bureaux à l’hôtel de ville et pas au connexio non ?