Boucler les fins de mois dans la cité azuréenne relève désormais du défi pour de nombreux ménages face à l’envolée des charges fixes. Si le soleil reste gratuit, le coût du logement et des courses courantes place la ville au sommet d’un classement national dont les habitants se seraient bien passés.

La pression ne se desserre pas autour des Niçois. Charge locative, transports, assurances, loisirs… L’enquête annuelle de MoneyRadar, site dédié aux investisseurs, a scanné l’ensemble des dépenses des Français, puis calculé un ratio avec leur salaire. Une manière d’établir un classement des villes sur la base du coût de la vie.

En moyenne, les résidents de l’Hexagone consacrent 1 186 euros par mois aux cotisations « contraintes », soit 34 % de leurs revenus mensuels. Sauf que ces chiffres traduisent mal les différentes réalités des territoires. Résultat ? On remarque que le pouvoir d’achat à Nice est terriblement amputé par le poids du loyer.

Le loyer pèse davantage à Nice qu’à Paris

Pour un deux-pièces, le bail dans la capitale maralpine est de 914 euros, ce qui représente 44,3 % du budget. Aucune autre localité ne fait pire.

Car au-delà des prix de l’immobilier très élevés, la cité azuréenne se démarque par des « salaires structurellement plus bas que dans le Nord industriel ou la façade atlantique », constate le rapport. Même à Paris, l’impact est moins lourd pour les ménages (40 %).

Chez nous, les émoluments sont en général de 2 291 euros nets, soit, sur les 20 principales communes du pays, le 9e total le plus bas. C’est notamment 17 % de moins qu’à Lyon et 18 % comparé à Bordeaux, par exemple.

Après avoir payé votre habitation, il vous resterait 1 377 euros, sans compter les charges, qui grimpent à 226 euros (4e plus haute somme). On arrive donc à 1 151 euros pour faire les courses, payer ses trajets du quotidien et diverses factures.

Les courses, l’autre poste de dépense des Niçois

Où les Niçois et les Niçoises sont-ils les plus pénalisés ? Pas avec les transports, plutôt dans la moyenne nationale.

Non, il faut regarder du côté des restaurants « avec un repas pour deux en milieu de gamme à 80, contre 60 euros Lyon ». Idem pour les emplettes, qui sont moins abordables dans la Baie des Anges en raison « de la pression touristique » qui fait gonfler les tarifs.

Sur certains produits de base comme le pain ou la bouteille d’eau, les collectivités du centre et du Nord « affichent des montants nettement plus bas, parfois deux fois inférieurs. »

Plus généralement, l’étreinte exercée sur les foyers de l’arc méditerranéen est plus forte que sur la façade Ouest, dans le Nord et même à l’Est de la France. Seule Toulon échappe à cette réalité. Dans le Var, les logements plus accessibles sont un véritable atout pour y rendre la vie moins chère.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

1 Commentaire

On fait ce qu’on veut des chiffres. les nombreux travailleurs saisonniers cassent les revenus moyens annuel d’un niçois. On ne me fera pas croire qu’avec 10 000euros le m2 à Paris contre 5 000euros à Nice, C’est toujours plus cher que Perpignan ou Tulles me diriez-vous, mais on vit sur la Côte d’Azur et fières