À la tête de la communauté d’agglomération de la Riviera française (CARF), Alexandra Masson veut faire de l’Italie un levier politique et financier. Dans un territoire aux moyens pour l’instant limités, la coopération transfrontalière pourrait être l’une des principales solutions pour relancer l’interco…
La nouvelle présidente de la Riviera française ne s’en cache pas.« On a une grande volonté de travailler avec les Italiens » affirme-t-elle dans Menton-Presse. « Et on a peu d’argent. Il va donc falloir aller chercher des recettes et des subventions ailleurs que dans la CARF. »
Dans son jeu, la Riviera française dispose d’un véritable atout. Sa situation géographique entre mer et montagne, à la croisée de deux autres pays, Monaco et l’Italie. Une chance que peu d’intercommunalités françaises peuvent se targuer d’avoir.
« On est beaucoup plus forts à plusieurs sur un territoire où il y a des enjeux de transport, d’eau, de tourisme, d’économie » insiste-t-elle. Ce raisonnement, plusieurs maires semblent prêts à le suivre.
Fabrice Pastor, à Gorbio, y voit déjà une opportunité très concrète pour les petites communes. « La CARF est indispensable pour mutualiser les compétences, mais aussi pour drainer plus loin ce que les budgets locaux ne permettent plus d’assumer » nous avait-il confié.
Il cite notamment la création d’un groupement européen avec des communes italiennes, qui offrirait un accès plus direct aux financements européens. « Si on peut capter des subventions jusqu’à 80 % dans nos projets, cela change tout. »
Réveiller une intercommunalité « un peu endormie »
En mettant l’Italie au centre du jeu, la nouvelle présidente entend donner un cap, en fédérant des maires venus d’horizons politiques divers, tout en créant une dynamique commune entre littoral et vallées.
Gérard Spinelli, le maire de Beausoleil et premier vice-président, parlait à notre micro d’une agglo qui doit devenir « efficace, réactive, capable de porter des projets concrets », avec une « logique de résultats. »
Nouveau député de la 4e circonscription des Alpes-Maritimes, Gabriel Tomatis a affirmé pour sa part qu’il « ne faut pas voir la frontière que par le prisme de la sécurité. Il y a aussi toute la question des échanges. »
L’ancien suppléant d’Alexandra Masson se chargera notamment de suivre l’un des dossiers clés de la mairie de Menton : le projet de création d’un métro reliant Nice, Monaco, Menton et Vintimille.



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